Numérique: Hawaiki, Manatua, Tui Samoa: Les câbles numériques du Pacifique

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Ce samedi 4 mars à Auckland, le ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, Murray McCully, les Premiers ministres de Samoa Tuilaepa Sailele Malielegaoi, et des îles Cook Henry Puna, ainsi que le président de la Polynésie française Edouard Fritch, ont signé un document actant leur volonté de mettre en place un câble sous-marin les reliant.

Parrainé par la Nouvelle-Zélande et baptisé Manatua à l’occasion de la signature de ce document, ce câble aura pour vocation de connecter les îles Cook, les Samoa, la Polynésie française, Niue et Tokelau à un autre projet d’autoroute numérique et transpacifique: Hawaiki. Celui-ci reliera l’Australie et la Nouvelle-Zélande à la côte ouest des Etats-Unis en passant par les îles Hawaii. Long de 14 000 km, il sera équipé de trois paires de fibre et aura une capacité de transmission de 30 Terabit/s, soit l’équivalent du téléchargement de 700 DVD à la seconde, précise Tahiti-Infos.

©Présidence de la Polynésie française

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En attendant, le câble Manatu permettra à la Polynésie française de sécuriser ses connexions déjà existantes avec le câble Honotua, qui la relie aux îles Hawaii. Il s’agit avant tout de la solution la plus économique pour la Polynésie française puisque le projet est essentiellement financé par la Nouvelle-Zélande, notamment sur les portions îles Cook – Niue – Tokelau (sous juridiction de la Nouvelle-Zélande). La Polynésie française devrait se charger de son raccordement aux îles Cook, proches voisines. Une première rencontre entre la Nouvelle-Zélande, les îles Cook, Niue, Tokelau et la Polynésie avait déjà eu lieu en février 2016. Celle-ci a permis la signature d’un mémoire d’entente portant sur un projet de connectivité internationale dans le Pacifique. Le coût du projet est estimé à 6 milliards de Fcfp (50 millions d’euros environ) et il va être financé par les quatre entités concernées, rapporte Radio 1 Tahiti. Ensuite, les opérateurs de télécommunications, désignés par chacun des quatre pays, se mettront ensemble pour mettre en œuvre le projet. L’ensemble de ce processus sera réalisé cette année, a précisé la Présidence de la Polynésie.

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Plus à l’ouest dans le Pacifique sud, Wallis et Futuna prépare également son raccordement aux îles Fidji et Samoa via le câble Tui Samoa, qui sera lui aussi connecté au câble Hawaiki. L’accord permettant ce raccordement avait été signé par le préfet du territoire Marcel Renouf et le Premier ministre samoan, le 25 novembre dernier. « Ce partenariat permettra aux populations de Wallis-et-Futuna de disposer de communications à haut débit performantes et moins coûteuses. Il constitue aussi une avancée technologique importante pour Wallis et Futuna, et un outil indispensable pour son développement », avait déclaré la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts. Le câble Tui Samoa devrait être effectif dès le troisième trimestre 2017.

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