Desserte aérienne à La Réunion: Int’Air Îles autorisée à atterrir à Roland-Garros mais pas à Pierrefonds

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La direction générale de l’aviation civile (DGAC) vient d’autoriser la compagnie aérienne comorienne Int’Air Îles à atterrir à l’aéroport de Roland-Garros, situé à Saint-Denis de La Réunion, au lieu de l’aéroport de Pierrefonds situé dans le sud de l’île, provoquant le mécontentement des gestionnaires de l’aéroport « sudiste ».

En novembre dernier, la compagnie comorienne Int’Air Îles exprimait sa volonté d’ouvrir une ligne Moroni – Pierrefonds à La Réunion dès janvier 2017. Cette desserte devait s’opérer en Airbus A320. Néanmoins, la DGAC avait décidé d’interdire Int’Air Îles de se poser à Pierrefonds, pour des raisons réglementaires notamment. La compagnie avait répliqué en interdisant, pendant quelques heures, les compagnies Air Austral et Ewa à atterrir à Moroni. La DGAC vient finalement d’autoriser la compagnie à atterrir à Roland-Garros, plutôt que Pierrefonds. Ce qui n’est pas du goût des gestionnaires de l’aéroport du sud. « Y aurait-il deux poids deux mesures dans les autorisations délivrées sur Pierrefonds ? » s’est interrogé, dans un communiqué destiné à la presse, Patrick Malet, président du syndicat mixte de Pierrefonds, qui gère l’aéroport.

L'aéroport de Pierrefonds au sud de La Réunion ©IPR

L’aéroport de Pierrefonds au sud de La Réunion ©IPR

« La raison invoquée serait une insuffisance de moyens de la police aux frontières compte tenu de l’aéronef mis en œuvre, à savoir un Airbus A320 de 150 sièges, à raison d’une voire deux fréquences par semaine », poursuit Patrick Malet. Pourtant, « depuis le 19 décembre 2016, la compagnie Air Austral opère sur Pierrefonds au moyen d’un B737-800 de 162 sièges de Maurice deux fois par semaine ». Patrick Malet demande aux autorités « d’accompagner le développement de l’aéroport » de Pierrefonds. André Thien-Ah-Koon, élu et président de la Casud ainsi que membre du syndicat mixte de Pierrefonds, veut aller plus loin. Ce dernier a directement adressé un courrier au Premier ministre Bernard Cazeneuve pour demander un « arbitrage politique ». « Les effectifs de la PAF assurent aussi des vols venus de Maurice et de Madagascar », assure-t-il, « l’État peut déployer dans le sud des effectifs ponctuellement pour les deux vols hebdomadaires de cette compagnie ».

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