Surf : La World Surf League créé la zone « Polynesia »

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C’est un grand pas pour le surf polynésien. La World Surf League (WSL) vient de créer la zone « Polynesia », regroupant les îles Hawaï, Tahiti et plus généralement les îles du Pacifique. D’autres pays du Pacifique comme Samoa ou Fidji devraient intégrer cette région. Explications.

Pour Tereva David, membre du conseil fédéral de la Fédération tahitienne de surf (FTS), ce n’est que justice rendue, « tout le monde sait que le surf est né en Polynésie, à Tahiti et à Hawaï », confie-t-il à nos confrères de Tahiti-infos. Pour faire simple, les surfeurs polynésiens devaient s’inscrire dans les région « Australasia » ou « Europe » pour parcourir les différentes compétitions permettant d’être classer dans le World Championship Tour (WCT), regroupant les 34 meilleures pointures de la discipline. Il leur fallait, pour espérer performer et y figurer, partir loin et parcourir les compétitions importantes à travers le monde, appelées World Qualifying Series (WQS). Un budget conséquent pour ceux qui vivent à l’autre bout du monde. Désormais, ils pourront accéder plus facilement aux compétitions hawaïennes, par exemple, et profiter de cette facilité pour intégrer le WCT. À partir de 2016, cette zone intègrera donc Tahiti et Hawaï, qui seront très probablement suivies par les Samoa et Fidji.

« Réunir tout ça en une région et faire des compétitions dans ces pays où les vagues sont les plus belles du monde, ce n’est que justice », souligne Tereva, surfeur professionnel bien connu à Tahiti. Mais avant de passer en WCT, il faut passer les WQS, qui équivaut à des pré-sélections. D’après le surfeur et membre du conseil fédéral de la FTS, « il y aura deux WQS à Tahiti, à Papara et à Rangiroa ». Deux spot de surf bien connus de Polynésie française. Le premier se situe sur la côte ouest de l’île de Tahiti, le second se situe sur l’atoll de Rangiroa, au nord de Tahiti. Chaque année, la World Surf League organise une des étapes cruciale du WCT à Tahiti, sur la mythique vague de Teahupo’o (photo). Seuls les meilleurs surfeurs, qui intègrent le WCT, s’y frottent sauf si la houle se déchaine. Auquel cas, la compétition est suspendue car trop dangereuse, comme ce fut le cas en 2011. Les locaux, eux, se donnent alors à coeur joie pour affronter une des vagues les plus belles et les plus dangereuses au monde. En 2015, c’est le réunionnais Jérémy Flores qui a remporté l’étape tahitienne.

Teresa David, surfeur professionnel de Tahiti, membre du comité fédéral de la FTS et neveu de la légende Vetea "Poto" David ©SB / Tahiti-infos

Teresa David, surfeur professionnel de Tahiti, membre du comité fédéral de la FTS et neveu de la légende Vetea « Poto » David ©SB / Tahiti-infos

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