Japonaise et Haïtienne, Naomi Osaka remporte son 1er Grand Chelem à l’US Open de New York

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©Julien Finney / AFP / Getty Images

La Japonaise Naomi Osaka, également Haïtienne par son père, a remporté son premier titre du Grand Chelem, à vingt ans, en battant l’Américaine Serena Williams (6-2, 6-4) dans une finale de l’US Open marquée par une rare polémique d’arbitrage, samedi à New York.

Une finale hors du commun. Alors que Naomi Osaka menait 6-2, 4-3, Serena a reçu un jeu de pénalité pour avoir qualifié l’arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, de « voleur » après plusieurs incidents d’arbitrage. Tout a commencé quand l’Américaine a reçu un premier avertissement pour « coaching » en début de deuxième set, à 1-0, 40-15. « Je ne triche pas pour gagner, je préfère perdre », dit-elle à l’arbitre dans un premier temps, avant d’en reparler avec lui au changement de côté. « Je ne triche pas, je n’ai jamais triché de ma vie, j’ai une fille et je défends ce qui est juste, vous me devez des excuses », lui lance-t-elle.

A 4-3, la cadette des sœurs Williams (36 ans) en reçoit un second pour avoir fracassé sa raquette après avoir été débreakée, ce qui lui vaut cette fois un point de pénalité. « Vous attaquez ma personne. Vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matches. C’est vous le menteur », reprend Serena quand elle le réalise, hors de ses gonds, avant de qualifier l’arbitre de « voleur ». Celui-ci lui inflige alors un jeu de pénalité. Un jeu plus tard, l’Américaine, en larmes et qui a eu une discussion avec un superviseur du tournoi à même le court, s’incline et voit son rêve d’égaler le record absolu de titres en Grand Chelem détenu par Margaret Court, avec une 24e couronne, s’envoler.

Une « immense joie » pour Haïti

La cérémonie a ensuite commencé sous les huées des spectateurs, avant que Serena ne les invite à féliciter la jeune Naomi Osaka qui devient la première japonaise sacrée en Grand Chelem. « J’espère rejouer u n jour ici, enfin on verra », a conclu la championne américaine. Plus tard en conférence de presse, Serena Williams a dénoncé une « décision sexiste » : « Il n’a jamais infligé un jeu de pénalité à un homme parce qu’il l’a traité de voleur. Ça me dépasse », dit-elle, en assurant « continuer à se battre pour les femmes, pour qu’on soit traité d’égal à égal, comme (Alizé) Cornet qui devrait avoir le droit d’enlever son haut sans recevoir une amende. C’est scandaleux ».

« J’ai du mal à réaliser là tout de suite, peut-être que dans quelques jours ce sera plus concret pour moi », a déclaré de son côté Naomi Osaka, devant les journalistes. « Cela a toujours été mon rêve de jouer contre Serena lors d’une finale. Je suis très contente d’avoir eu la chance de le faire ». « Je savais que Serena voulait tellement ce vingt-quatrième Grand Chelem. Tout le monde le savait. C’est dans la publicité, c’est partout. Quand je vais sur le terrain, je ne suis pas la fan de Serena, je suis juste une joueuse de tennis qui affronte une joueuse de tennis. Mais quand on s’est enlacées lors de la poignée de mains, je me sentais à nouveau comme une petite fille… », a-t-elle également déclaré.

De son côté, le président haïtien Jovenel Moïse s’est empressé d’un tweet pour exprimer son « immense joie de la voir réaliser un tel exploit ». « Continue de nous faire rêver Naomi et de montrer le chemin aux jeunes de ta génération ».

Avec AFP.

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