« Soulagement » pour des Polynésiens bloqués dans l’Hexagone qui peuvent enfin rentrer chez eux

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Un appareil d’Air Tahiti Nui revenant en Polynésie après son premier vol de continuité territoriale, le 12 avril ©Haut-commissariat de la République en Polynésie

« Un soulagement » : plusieurs dizaines de Polynésiens, coincés en France hexagonale depuis l’arrêt des liaisons aériennes en mars pour éviter la propagation du coronavirus, ont pu embarquer ce dimanche pour rentrer chez eux, après près de deux mois d’attente.

« C’est un grand soulagement pour moi et même pour mon mari, parce qu’on attendait depuis longtemps de rentrer chez nous », a expliqué à l’AFP, Elodie Marii, étudiante de 20 ans. « Surtout on est resté dans une grande difficulté financière pendant pratiquement deux mois, rentrer chez soi, ça fait du bien » ajoute la jeune femme, qui n’avait « pas de famille sur Paris ». « Ce sont des amis de la famille qui nous ont aidés », raconte-t-elle.

Selon le ministère des Outre-mer, entre 70 et 80 personnes ont pu profiter dimanche d’un vol de « continuité territoriale », mis en place par l’État français, via la compagnie Air Tahiti Nui, pour assurer notamment le ravitaillement en fret de l’archipel polynésien. Au total, selon les chiffres communiqués par le président de la Polynésie Édouard Fritch dans la semaine, 647 résidents polynésiens et 351 étudiants sont coincés dans l’Hexagone depuis le début du confinement et attendent de rentrer. À cela s’ajoute 1500 agents de la Fonction publique (gendarmes, policiers, professeurs,…) qui doivent arriver dans les prochaines semaines.

Mais ces Polynésiens vont devoir rentrer au compte-goutte, car il n’y a qu’un vol de continuité territoriale tous les dix jours, prioritairement réservé au fret.

Retours tributaires des capacités d’hébergements

Avant leur départ, ils ont dû se soumettre à un test de dépistage. A leur arrivée, ils devront de plus être confinés pour une « quatorzaine » stricte dans des centres dédiés : logements universitaires ou même des logements loués au diocèse. Leurs retours sont donc tributaires des capacités d’hébergement pour cette quatorzaine, a expliqué Édouard Fritch, évoquant « pour l’instant 346 chambres et 770 lits disponibles ».

Certains étant déjà occupés, il en resterait à peine près de 200 disponible. Le président de la Collectivité a précisé être en négociation avec des hôteliers pour 300 chambres supplémentaires. Ces derniers se sont montrés jusqu’ici froid à l’idée de transformer leurs hôtels, vides, en centre de quatorzaine.

Polynésiens bloqués en France : Des rapatriements soumis aux capacités d’accueil en quatorzaine

Au total, quatre vols de continuité territoriale ont déjà eu lieu depuis le début de confinement, et certains ont permis d’embarquer prioritairement quelques Polynésiens venus à Paris pour des soins ou des opérations.

Avant le décollage, Catherine et Thierry Payan, résidents polynésiens, disent se sentir « psychologiquement très mal, fatigués, fatigués nerveusement, psychologiquement, puisqu’on a été abandonnés ». Très remontés envers la compagnie French Bee, qui les a laissés « sans nouvelle » après l’annulation de leur vol le 20 mars, ils racontent avoir fait « des demandes de remboursement », mais « French Bee nous a lâchement abandonnés ». Le nouveau vol est à leur charge.

La Polynésie, qui a déjà entamé son « allègement du confinement » le 29 avril, maintient l’arrêt des liaisons aériennes et compte à ce jour 60 cas déclarés de coronavirus, sans aucun décès.

Avec AFP.

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