Sécheresse à Mayotte: l’Etat mobilise un fonds d’urgence de 500 0000 euros pour approvisionner en eau les écoles

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Retenue collinaire de Combani ©Journal de Mayotte

Face à la pénurie d’eau qui persiste depuis décembre, la Ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a annoncé le 3 février dans un communiqué, le déblocage de 500 000 euros pour répondre aux besoins des écoles mahoraises qui font face à d’importantes difficultés d’approvisionnement en eau. 

Cette somme, gérée par le préfet de Région, sera destinée à l’achat de citernes et de bouteilles d’eau pour que les écoles puissent assurer dans de meilleures conditions l’accueil des élèves, indique le communiqué du Ministère des Outre-mer. Par ailleurs, la Ministre des Outre-mer a précisé que l’état de catastrophe naturelle demandée par les maires du Sud ne peut aboutir. « La ministre tient à préciser que, dans la situation actuelle, la procédure de catastrophe naturelle ne peut être engagée, celle-ci ne couvrant que les biens assurés » . Malgré les pluies qui sont tombées ces derniers jours, les retenues de Combani et de de Dzoumogné restent encore à des taux de remplissage très bas. Sur le terrain, le Préfet de Mayotte Fréderic Veau a rencontré ce 3 février les maires des huit communes concernées par les tours d’eau, en présence du président de leur association, Saïd Omar Oili, et des représentants des services de l’État.

Durant cette réunion, plusieurs solutions ont été exposées aux élus comme favoriser l’installation de systèmes de récupération des eaux de pluie, équiper les  bâtiments publics et collectifs  en réducteurs de débit, lancer l’étude sur une usine de potabilisation aux abords de la rivière Dembéni, ou encore interconnecter les réseaux Nord et Sud. Le recours à un tanker d’eau fait également l’objet d’une étude mais cette dernière ne semble pas convaincre l’ensemble des édiles mahorais.

En attendant, les autorités préfectorales et sanitaires comme l’ARS ont mis en garde la population sur la consommation humaine d’eau pluviale ou provenant de puits « dont la qualité n’est pas assurée ». Ils soulignent que seule l’eau provenant des rampes installées par le SIEAM et la SMAE est garantie potable. À ce titre, le SIAEM a soumis aux maires une liste de nouveaux points d’installation de rampes afin d’améliorer et de renforcer le service.

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