Carnaval de Notting Hill: Sun Bailante, l’organisateur réunionnais qui fait danser les Caribéens de Londres

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Depuis 10 ans, Jérôme alias « Jay Sun Bailante » anime des soirées tropicales mais également fait bouger les milliers de festivaliers lors du Carnaval de Nothing Hill.

Mondialement connu, le Carnaval de Notting Hill est l’un des événements estivaux les plus attendus de Londres. Durant trois jours du dernier week-end du mois d’août, l’ouest londonien bouge aux rythmes de la Caraïbe.  Le point culminant de ces festivités est « le Bank Holiday Monday (considéré comme un jour férié en Angleterre) est le jour du défilé principal où se présentent des centaines  de groupes de danseurs, des chars de soundsystems mobiles (des semi-remorques équipés d’enceintes diffusant de la musique amplifiée).

Le Carnaval de Notting Hill est un évènement que connaît bien Jérôme, un Réunionnais installé à Londres depuis une quinzaine d’années et joint par Outremers 360. Il organise des soirées tropicales à travers le label « Sun Bailante » depuis dix ans. Selon Jérôme, ne s’impose pas détenteur de soundsystem qui veut ! «  Il y a une réglementation très stricte pour obtenir un char de soundsystem, lors du carnaval de Notting Hill. Il faut déjà détenir une licence auprès du comité du carnaval londonien. C’est également un investissement  qui coûte entre 20 et 30 000 livres sterling (entre 21et 32 000 euros). Il est également nécessaire d’avoir une sonorisation de qualité pour attirer le maximum de festivaliers », précise le DJ Jay Sun-Bailante.

Un public exigeant

Durant le carnaval de Notting Hill, le soca (musique originaire de Trinidad), le reggae et le dancehall (provenant de la Jamaïque) sont fortement représentés en raison de la forte présence de ces communautés à Londres. Un public auquel Jay Sun-Bailante s’est adapté. Il y joue principalement lors de ses évènements de la musique latino-caribéenne.  Cependant, il remarque que certains chanteurs réunionnais qui investissent depuis peu dans des registres caribéens commencent à être diffusés dans les soirées londoniennes. «  Les musiques traditionnelles de la Réunion, le sega et le maloya sont des styles très différents de ce qu’écoute la communauté caribéenne à Londres. Il est difficile pour ce public d’avoir des repères pour danser dessus. Généralement, c’est un public très difficile par rapport à la musique. Ils aiment bien que les playlists soient mixées d’une certaine manière, font attention aux sons qui sont sélectionnés. Pour la première fois, nous avons joué récemment  deux artistes réunionnais Kaf Malbar et « Mikl » qui évoluent respectivement dans le milieu de la dancehall et du zouk-compas, des registres qu’affectionnent les caribéens londoniens», ajoute Jay Sun Bailante.

Pour cette 52ème édition du Carnaval de Notting Hill, les organisateurs ont choisi de rendre hommage aux victimes de l’incendie meurtrier de la tour Grenfelll. « La Tour Grenfell est au  coeur du quartier de Notting Hill. Elle a abrité des personnes des différentes communautés qui font partie du carnaval et qui ont été oubliées, négligées par l’Etat.  Beaucoup de  groupes de carnavals ont décidé de rendre hommage à ces victimes », précise l’organisateur réunionnais.

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