Présidentielle 2017: Manuel Valls votera Emmanuel Macron, qu’en est-il de ses anciens soutiens en Outre-mer ?

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©Dominique Faget

L’ancien Premier ministre finaliste de la primaire à gauche, Manuel Valls a annoncé ce mercredi 29 mars qu’il voterait en faveur du candidat d’En Marche! Emmanuel Macron pour la Présidentielle. Manuel Valls, lors de la primaire, était aussi celui qui avait le plus de soutiens Outre-mer: vers qui iront les bulletins de votes de ces soutiens les 23 avril et 7 mai prochains ?

Attendu depuis quelques semaines sur cette question, Manuel Valls a révélé ce mercredi 29 mars qu’il apportera son vote au candidat Emmanuel Macron à la Présidentielle 2017. Si son positionnement provoque de vives réactions au sein du Parti Socialiste, se pose la question de ses nombreux soutiens dans les Outre-mer. Lors de la primaire à gauche, l’ancien Premier ministre engrangeait un nombre de soutiens écrasant parmi les élus ultramarins, face à son adversaire Benoît Hamon. Où iront ces soutiens lors du scrutin présidentiel ?

Nombre d’entre eux ont déjà annoncé rejoindre le candidat d’En Marche!. A La Réunion, Gilbert Annette, maire de Saint-Denis et le Sénateur PS Michel Vergoz, qui avaient soutenu Manuel Valls, s’en remettent à l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande. En plus de ces anciens vallsistes, Emmanuel Macron bénéficie à La Réunion des soutiens de Monique Orphé, actuelle député PS, et Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu, ancien proche du MoDem. Jean-Claude Fruteau, député-maire de Saint-Benoît et un des fondateurs du PS à La Réunion, a également annoncé son soutien à Emmanuel Macron.

Patrick Lebreton, Gilbert Annette et Michel Vergoz, anciens soutiens de Manuel Valls, ont déjà décidé de rejoindre le candidat d'En Marche! ©Eric Feferberg / AFP

Patrick Lebreton, Gilbert Annette et Michel Vergoz, anciens soutiens de Manuel Valls, ont déjà décidé de rejoindre le candidat d’En Marche! ©Eric Feferberg / AFP

En Martinique et en Guadeloupe, Serge Letchimy, député de la Martinique, et Victorin Lurel, député de Guadeloupe, ont décidé de rester proches du candidat vainqueur de la primaire à gauche, Benoît Hamon. C’est également le cas de la ministre des Outre-mer et candidate aux Législatives Ericka Bareigts, qui a pris en charge la coordination des élus d’Outre-mer dans l’organigramme de campagne du candidat socialiste. Patrick Lebreton, député PS à La Réunion et ancien soutien de Manuel Valls, reste également derrière le candidat socialiste. Si le député de Mayotte, Ibrahim Aboubacar, n’a pas officiellement positionné son soutien, il est candidat à sa succession sous l’investiture du Parti Socialiste : peu de chances donc qu’il rejoigne les rangs d’En Marche!.

La ministre des Outre-mer, proche et ancienne soutien de Manuel Valls, a décidé de faire campagne auprès de Benoît Hamon ©

La ministre des Outre-mer, proche et ancienne soutien de Manuel Valls, a décidé de faire campagne auprès de Benoît Hamon ©Richard Bouhet / AFP

Les autres anciens soutiens de Manuel Valls ne se sont pas encore positionnés sur l’échiquier politique national. Il s’agit de Chantal Berthelot, Gabriel Serville, tous deux députés de Guyane, Marie-Laure Phinera-Horth, maire de Cayenne, Bruno Azérot, député-maire de Saint-Anne en Martinique, Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte et Saïd Omar Oili, maire de Dzaoudzi et président de l’Association des maires de Mayotte.

Enfin, dans le Pacifique, le député de Wallis et Futuna et candidat à sa succession Napole Polutele n’a pas affiché de préférence pour la Présidentielle. En Nouvelle-Calédonie, Manuel Valls bénéficiait du soutien de poids de Paul Néaoutyine, président indépendantiste de la province Nord et leader du Palika, lors de la primaire. Si leurs homologues polynésiens du Tavini Huira’atira, anciens alliés du PS, ont annoncé leur abstention, l’Union des Progressistes Mélanésiens (UPM), le Parti de Libération Kanak Palika, le Rassemblement Démocratique Océanien – FLNKS et Les Progressistes ont officiellement confirmé leur soutien au candidat du Parti Socialiste. A noter que le leader indépendantiste polynésien Oscar Temaru a, à plusieurs reprises, affiché sa sympathie envers Emmanuel Macron. Faut-il s’attendre à un ralliement au second tour ?

Dans le Pacifique, les indépendantistes Kanak n'ont pas encore annoncé leur soutien pour la Présidentielle ©Outremers360

Dans le Pacifique, les indépendantistes Kanak n’ont pas encore annoncé leur soutien pour la Présidentielle ©Outremers360

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