Nouvelle-Calédonie: L’indépendantiste Paul Néaoutyine assure de sa disponibilité envers l’Etat

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Le Président de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie et leader du Palika, Paul Néaoutyine, a été reçu, ce lundi 10 juillet, par la ministre des Outre-mer. Paul Néaoutyine a notamment assuré l’Etat de sa disponibilité, « dans la continuité de la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa ».

« Nous sommes là pour dire que nous sommes toujours prêts à poursuivre dans cet état d’esprit constructif pour que l’Accord de Nouméa aille jusqu’à son terme », assuré le Président de la province Nord. « Nous sommes preneurs, maintenant que les Législatives sont terminées, que les autres délégations participent activement à la poursuite des travaux », a poursuivi le leader indépendantiste Kanak.

Visiblement agacé par la plate-forme loyaliste créée à l’entre-deux tour des Législatives, afin notamment de faire battre le candidat indépendantiste Louis Mapou, Paul Néaoutyine a égratigné « une entente (…) pour nous empêcher d’avoir un député à l’Assemblée nationale. C’est la raison pour laquelle nous continuerons à venir voir l’Etat, en direct ». « Mr Gomès a tenu des discours condescendants vis-à-vis de notre candidat Louis Mapou, contre les indépendantistes, contre les Kanak », juge-t-il, « empêcher un indépendantiste de siéger à l’Assemblée nationale, alors que nous sommes porteurs de ces Accords depuis Matignon-Oudinot et jusqu’à Nouméa (…), et jusqu’à preuve du contraire, nous avons œuvré pour lever les clivages ». « Je ne sais pas pourquoi ce serait un problème de siéger à l’Assemblée nationale » s’interroge Paul Néaoutyine, « s’il (Philippe Gomès) veut le pouvoir, qu’il l’assume. Nous, nous restons dans notre rôle », conclut le Président de la province Nord.

En attendant, les Accords de Nouméa doivent arriver à leur terme avant fin 2018. C’est le Congrès de la Nouvelle-Calédonie qui a la compétence pour saisir l’Etat, avant mai prochain, et mettre en place le référendum d’autodétermination. « Sauf qu’il faut une majorité de 3/5″ pour que le Congrès saisissent l’Etat, « laquelle majorité nous ne sommes pas prêts d’approcher », admet Paul Néaoutyine.

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