L’Assemblée approuve une aide au retour pour les ultramarins dans les 5 ans après une formation

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L’Assemblée a voté mercredi un amendement du gouvernement prévoyant une aide au retour pour les ultramarins dans les cinq ans après une formation, la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts mettant en avant la « nécessité de revivifier » ces territoires.

L’amendement au projet de loi sur « l’Egalité réelle Outre-mer » stipule que « le fonds de continuité territoriale peut financer des aides et mesures destinées à faciliter le retour des résidents ultramarins dans leur collectivité d’origine dans les cinq ans après l’accomplissement d’une période de formation en mobilité ». « Pendant cinq ans, la personne qui est partie (formation, stage, études), pourra revenir sur le territoire, après s’être enrichie d’études mais aussi d’expériences professionnelles », a expliqué Mme Bareigts, estimant que « c’est important pour revivifier des territoires qui se sont vidés ». Selon elle, il faut changer l’approche en matière de mobilité « qui consistait uniquement à parler de la mobilité aller », et commencer « à penser au retour ».

Le rapporteur Victorin Lurel (PS), élu de Guadeloupe et ancien ministre des Outre-mer, a salué cette mesure, estimant qu’au vu de la démographie en outre-mer, il fallait « faire revenir celles et ceux qui sont dans la force de l’âge« . Serge Letchimy (apparenté PS), élu de Martinique et rapporteur pour avis, a plaidé aussi pour « cette migration retour » et salué « une décision majeure ». La Région Réunion avait notamment, dès septembre, ouvert la continuité territoriale dans le sens Paris-La Réunion, une première dans les Outre-mer. Les députés avaient adopté un autre amendement prévoyant un rapport pour étudier la possibilité de prise en charge des frais d’accompagnement d’un enfant par l’un de ses parents pour toute évacuation sanitaire entre les outre-mer ou des outre-mer à l’Hexagone que l’enfant soit ou non accompagné par un professionnel de santé.

A l’heure actuelle, si l’enfant est accompagné par un médecin, les frais de transport du parent ne sont pas pris en charge. Les députés ont par ailleurs approuvé l’aide au voyage pour se rendre aux obsèques d’un parent, introduite dans le projet de loi en commission. A l’initiative du gouvernement, ils ont ajouté une disposition pour couvrir les décès survenant pendant une évacuation sanitaire.

Avec AFP.

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