Dans une lettre à Emmanuel Macron, Georges Patient interpelle sur « la situation très critique » du centre de contrôle aérien de l’aéroport de Cayenne Félix Eboué

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©Youtube / Franci-lobbie Lalane

Dans une lettre adressée au Président de la République Emmanuel Macron, le Sénateur de Guyane Georges Patient (LREM) l’interpelle sur « la situation très critique » du centre de contrôle aérien de l’aéroport de Cayenne Félix Eboué. L’aviation civile a notamment décidé de fermer les vols de nuit. 

« Depuis plusieurs années, à maintes reprises, les contrôleurs aériens de Guyane ont alerté les services compétents sur leurs conditions de travail, relayés par les parlementaires et les élus guyanais », indique le Sénateur Georges Patient, lui-même intervenu sur ce sujet durant ses précédentes mandatures. Depuis, « la situation d’est délitée et conséquemment, l’aviation civile a pris la décision de fermer la nuit, à compter du 1er décembre prochain, le service de contrôle aérien de l’aéroport de Cayenne Félix Eboué ». Seuls deux contrôleurs assureront la surveillance des vols passant au-dessus de la Guyane, mais plus aucun vols n’atterrira ou ne décollera de Félix Eboué entre 21h et 8h du matin, hormis les urgences.

Au centre des préoccupations du Sénateur, la « question récurrente » du « manque de moyens humains ». « Les effectifs n’ont en effet pas bougé alors que l’activité aérienne a été multipliée par deux en dix ans », déplore Georges Patient. On ne compte effectivement plus que 12 contrôleurs aériens en Guyane, contre les 24 nécessaires. Pour y remédier les agents demandent un « reclassement du centre de contrôle aérien qui lui permettrait de disposer de structures organisationnelles nécessaires, ainsi que des effectifs suffisants pour une gestion efficace des missions et garantir une sécurité optimale de la circulation aérienne ». D’autre part, ils réclament « l’instauration de mesures sociales attractives pour sédentariser le personnel ».

« Cette fermeture non seulement a des conséquences pour les usagers mais aussi sur le plan économique car elle fragilise la filière touristique, déjà mise à mal par la crise de mars-avril dernier », poursuit le Sénateur qui souligne l’urgence de « mesures nécessaires afin qu’une solution pérenne soit trouvée ».

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