Environnement : La Polynésie s’intéresse à ses rivières

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Lancée l’année dernière, l’étude de la Direction de l’Environnement (Diren) va s’étendre sur 39 rivières de l’île de Tahiti, en Polynésie française. Le but est de connaître l’état de santé des cours d’eau avec comme rivière pilote, l’ultra polluée rivière de la Papeava.

La petite polémique a surgit dernièrement, lorsque le représentant à l’Assemblée de Polynésie française, Charles Fong Loï, interpelle le gouvernement sur l’état de pollution très avancé de la rivière de la Papeava, qui traverse la ville de Papeete. « C’est une véritable hécatombe pour les poissons habitants ce cours d’eau en plein coeur de la capitale ». La mort massive des « Tilapia », pourtant réputés pour être résistants à la pollution, a de quoi faire émerger les doutes sur l’état de santé des rivières de Tahiti. Pourtant, l’an dernier, la Direction de l’Environnement lançait une étude afin de déterminer l’état de santé des rivières, des plus préservées aux plus endommagées par l’urbanisation comme la Papenoo, la Tipaerui, la Papeava, la Fautaua ou la Punaruu. Celles qui concentrent le plus l’attention sont les trois qui traversent la ville de Papeete ; la Fautaua, la Tipaerui et la Papeava.

Un projet pilote sera également mis en place pour la rivière de la Papeava. Il s’agira de créer un espace de vie agréable, avec jardin arboré, air de repos et de pratique sportive d’ici mi-2016. Ce parc remplacera une décharge de carcasses de voitures. D’autres projets d’aménagement de la rivière sont à prévoir, notamment le nettoyage d’une partie des rives et de la prévention pour les zones qui ne pourront pas être aménagées. Si le budget le permet, des analyses pluriannuelles seront effectuées pour mesurer la qualité de l’eau et son évolution. Le plan prévoit également la protection des rivières préservées ou la limitation des travaux entrepris pour protéger les habitants des cours d’eau. Selon la Dépêche de Tahiti et Alexandre Verhoest, chargé de projet à la Diren, le Ministère polynésien de l’équipement semble de plus en plus sensible aux recommandations de son homologue à l’environnement, concernant l’aménagement et les travaux en bordure de rivières.

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