Agence française de la Biodiversité: L’ACCD’OM regrette l’absence de La Réunion et Mayotte

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©May Iris / Ocean Obs

Créée en début d’année, la tant attendue Agence française de la Biodiversité fait déjà des remous dans l’Océan Indien. En effet, ni La Réunion, ni Mayotte y seraient représentés. Dans un communiqué, l’ACCD’OM regrette l’absence de ces deux Départements d’Outre-mer.

Choisi par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, Christophe Aubel aura la charge de diriger l’Agence française de la Biodiversité (AFB). Trois villes hexagonales ont été retenues pour accueillir les trois directions des 1 200 agents: Montpellier, Brest et Vincennes. Ajoutées à ces trois directions, des directions interrégionales et six antennes maritimes en partie implantées dans les Outre-mer: Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Antilles. « Pas le moindre bureau d’envergure, ni pour Mayotte, ni pour la Réunion », s’agace Le Journal de Mayotte.

Mayotte est mondialement reconnue pour la richesse de ses lagons ©DR

Mayotte est mondialement reconnue pour la richesse de ses lagons ©DR

Concernant la liste des membres du conseil scientifique, là encore, aucun représentant de Mayotte, ni de La Réunion. En tout, 5 sièges ont été attribués aux scientifiques et chercheurs des Outre-mer, sur les 22 au total: Fabien Blanchard de l’Ifremer Guyane, Jérôme Orivel, spécialiste de l’écologie des forêts de Guyane, Jérôme Chave, directeur de recherche en biodiversité amazonienne en Guyane, Serge Planes, directeur de l’institut des récifs coralliens du Pacifique et Dominique Monti, biologiste marine à l’Université des Antilles. Les avis divergent également sur le nombre de sièges accordés aux Outre-mer, 5 sur 22, alors que les territoires d’Outre-mer représentent 80% de la biodiversité française.

Intérieur de l'île de La Réunion ©

Intérieur de l’île de La Réunion ©Frédéric Cirou / Getty Images

Dans un communiqué, l’Association des communes et collectivités d’Outre-mer (ACCD’OM) « regrette que ce nouvel outil ne prenne pas en compte tous les bassins et s’associe pleinement au sentiment d’insatisfaction résultant de la composition de l’AFB et des décisions d’implantation qui pénalisent fortement la composante Océan indien des Outre Mer ». Elle ajoute, « si les réglementations ont un rôle éminent à jouer pour la préservation de celle-ci, c’est bien sur le terrain que les actions doivent être menées avec les acteurs incontournables que sont les élus locaux ». L’ACCD’OM, si elle « se félicite de la mise en place de l’AFB qui permettra de préserver l’une des richesses patrimoniales la plus importante de nos territoires et qui était attendue de longue date », sollicite « une meilleure prise en compte du bassin Océan Indien ».

Communiqué de Presse ACCD’OM

Récif de La Réunion ©DR

Récif de La Réunion ©DR

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