Guadeloupe : 50 millions d’euros d’investissement pour le 1er parc éolien multi-mégawatt des Antilles

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©Illustration / EDF

Le premier et plus grand parc éolien « multi-mégawatt » des Antilles françaises, qui nécessite 50 millions d’euros d’investissement, sera « mis en service à la fin de l’année 2018″ à Sainte-Rose, a indiqué Loïs Pacou, chargé du projet au sein du groupe Valorem, opérateur en énergie vertes.

Ce parc installera les premières éoliennes sur la Basse-Terre (tous les autres parcs éoliens en exploitation étant en Grande-Terre, Marie-Galante ou La Désirade). Le financement est assuré par Valorem (65%), la Caisse des Dépôts (30%) et Guadeloupe-EnR, une société d’économie mixte locale (5%). Le parc comptera 8 éoliennes, « capable de résister à des vents cycloniques de 150 km/h », sur 12.000 m2. « Avec 16 mégawatts de puissance installée, il produira 35 gigawattheures, soit l’équivalent de la consommation de 17 000 personnes », a précisé Loïs Pacou.

La particularité de ce parc réside dans son système de stockage sur batteries (dit Energy Management System), couplé à un smart grid (réseaux d’électricité intelligents), pour sa gestion. « Il s’agit de prévoir la quantité d’électricité produite 24 heures en avance, pour informer EDF du volume qui sera injecté sur le réseau, ce qui lui permettra de savoir quelle quantité produire », explique Loïs Pacou, qui rappelle que ce dispositif existe déjà en Guadeloupe, mais de moindre envergure, avec une production de quelque 850 kilowattheures.

« Ce système de gestion d’énergie permet de s’affranchir de l’intermittence de la production d’énergie éolienne », a ajouté Loïs Pacou. Mais également d’augmenter de 10% la production d’électricité issue des énergies renouvelables, diminuant ainsi la part de production via des centrales à charbon notamment. En Guadeloupe, la part d’électricité verte s’élève pour l’instant à 18%, loin de l’objectif fixé par la loi de Transition énergétique qui vise l’autonomie énergétique d’ici à 2030. Par ailleurs, depuis plusieurs années, le territoire connaît de fréquentes coupures d’électricité.

Outre les emplois nécessaires à sa construction, l’exploitation de la centrale éolienne doit maintenir sur site 2 à 3 emplois permanents.

Avec AFP.

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