Nickel : En Nouvelle-Calédonie, un plan économique drastique

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La Société Le Nickel (SLN), filiale d’Eramet en Nouvelle-Calédonie, est depuis un certain temps dans une mauvaise passe. L’entreprise a annoncé, ce mardi, un plan permettant d’économiser 58 à 83 millions d’euros en 2016.

Rien ne va plus pour Eramet et sa filiale calédonienne SLN, et ce depuis début 2015 avec la chute du cours du Nickel de 43% à la bourse de Londres. « Nous traversons une crise extrêmement grave et nous n’attendons pas de rebond des prix avant fin 2017 », admet Jérôme Fabre, directeur général de la SLN. L’entreprise calédonienne est le premier employeur privé de la Collectivité avec un peu plus de 2000 salariés. La chute du cours s’explique par le ralentissement de l’économie chinoise et au volume important des stocks. Cette année, et pour la quatrième fois consécutive, la SLN sera déficitaire avec des pertes d’environ 250 millions d’euros. Le 12 décembre, Philippe Vecten, responsable de la branche Nickel d’Eramet, avait indiqué que le SLN devrait économiser 84 millions d’euros en 2016. Jérôme Fabre a donc confirmé l’arrêt de la production de matte de Nickel d’ici septembre 2016. Le matte de Nickel est un concentré issu de la première fusion du minerai et nourri l’usine Eramet de Sandouville en Seine-maritime. Désormais, la SLN ne produira que du ferronickels (alliage de fer et de nickel) à hauteur de 55 000 tonnes par an.

Les économies que compte entreprendre Eramet et sa filiale SLN se traduiront par une baisse des investissements, par le développement de l’exportation de minerai et par la réorganisation de la maintenance. « Il n’y aura pas de licenciements secs » a affirmé Jérôme Fabre. C’est effectivement le spectre qui hante les ouvriers calédoniens de la SLN. Une perspective qui a été également balayée lors du dernier conseil d’administration de l’entreprise, le 9 décembre dernier à Paris. Néanmoins, Jérôme Fabre n’exclu pas le recours « au cas par cas » dans le cadre de « contractions d’effectifs ». A la mi-octobre, la SLN annonçait la suspension de son projet de construction d’une centrale thermique au charbon, destinée à remplacer son unité au fuel, jugée vieillissante et coûteuse. Aujourd’hui, Jérôme Fabre en appel, en outre, aux élus calédoniens pour qu’ils dotent la filière Nickel « d’une stratégie industrielle à l’échelle du pays, apportant aux investisseurs une visibilité à long-terme ».

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