Guyane-Montagne d’or: Le collectif « Or de question » demande un moratoire sur le projet de la « Montagne d’or »

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Le collectif « Or de question » , composé de 18 associations guyanaises et nationales, intensifie sa mobilisation. Ce dernier a demandé ce 9 mars un moratoire sur le projet d’extraction aurifère de la « Montagne d’or » en Guyane.

Le collectif d’opposition au projet minier de la Montagne d’Or met à exécution un de ses engagements pris lors de sa conférence de presse le 20 février dernier. Les 18 organisations (France Libertés, Fondation Nicolas Hulot, Les Amis de la Terre, La Ligue des droits de l’Homme de Cayenne, Sauvons la forêt, Maïouri Nature Guyane, ISF SystExt, etc.) « demandent au gouvernement français que soit suspendu le projet de la Montagne d’Or, dont l’activité extractive doit débuter en 2020. Le collectif dénonce l’impact de ce type d’actitvité en terme de pollution dans la forêt primaire de Guyane. « Le site minier de la Montagne d’or s’inscrirait sur une surface de 12km2 entre deux réserves biologiques intégrales, et à moins de 500 m de l’une d’entre elles. « Selon les ONG, la mine générerait « un volume de déchets miniers extrêmement nocifs estimé à 400 millions de m3 ». Le collectif poursuit en ajoutant que « les besoins énergétiques de l’usine de traitement du minerai équivaudraient à 20% de la consommation annuelle de la Guyane » et, pour les satisfaire, il faudrait alimenter une centrale électrique avec du bois prélevé dans des « forêts primaires », assurent les organisations, et «le risque industriel le plus fort repose sur le stockage en digue de millions de tonnes de boues cyanurées ».

« Un arrêt immédiat de tous les projets de ce type déjà engagés »

Face à ces risques environnementaux non négligeables, Thibaud Saint-Aubin de l’association ISF SystExt estime que « les garanties techniques ne suffisent pas à faire de ce projet une solution de développement pérenne pour la Guyane et ses habitants ». Il craint que ce projet fasse des émules avec l’installation de grands chantiers de mine industrielle dans toute l’Amazonie. « D’autres voies de développement économiques sont possibles pour la région », ajoute-t-il. En attendant, l’étude de faisabilité économique détaillée et une étude d’impact du consortium Columbus Gold et Nordgold, qui seront remises à la direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (Dreal), le collectif « Or de question » tient une conférence publique le 15 mars prochain en Guyane sur les menaces et les risques de ce projet minier.

Avec AFP

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