En 2017, le bilan économique de la Guyane est positif malgré les blocages

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©Jody Amiet / AFP

« Le blocage de l’économie guyanaise en mars et avril 2017″, lors du mouvement social « a eu un impact immédiat sur plusieurs indicateurs économiques », mais « l’économie semble s’être rapidement remise en marche et termine l’année de manière dynamique », a indiqué l’Insee dans son rapport annuel.

Le secteur spatial et la construction restent les « secteurs porteurs » du territoire, malgré les barrages qui ont paralysé le territoire et la fusée Ariane pendant près de deux mois. Ainsi en 2017, le Centre Spatial Guyanais (CSG) a lancé onze fusées ayant permis de mettre sur orbite 20 satellites, souligne l’Insee, dans son rapport rendu public fin mai. En matière de construction, au second semestre 2016, « des chantiers importants de logements sociaux ont été lancés », qui ont offert « un supplément d’activité au secteur du BTP, en sus du chantier Ariane 6 et de la poursuite de la construction de l’hôpital de l’Ouest guyanais », note l’Insee, qui constate aussi « une forte augmentation de l’intérim et un regain d’emplois dans le BTP ».

Au second semestre 2017, la consommation de ciment était « au plus haut depuis le second semestre 2013 et les importations d’éléments en métal pour la construction ont atteint des niveaux encore jamais atteints en Guyane », ajoute l’Insee. « En mars et en avril 2017, on observe une forte baisse des transports maritimes et aériens, une chute de l’intérim et de la création d’entreprises », mais « la récupération a cependant été rapide », remarque l’Insee. « Dès le mois de juin, l’intérim a retrouvé son niveau de février. Si les barrages ont perturbé les transports aériens et maritimes, ces derniers ont rebondi et affiché globalement une bonne activité en fin d’année ».

De même, malgré près de deux mois où les rotations d’avions ont fortement diminué, « le transport aérien a terminé l’année avec un nombre de passagers proche de celui de 2016 qui était une bonne année ». Seul bémol, le taux de chômage « reste très élevé » mais « stable », à 22%, indique le rapport. Il touche particulièrement les femmes et les jeunes. Et le souvenir des barrages pèse surtout sur la création d’entreprises qui « reste à un niveau historiquement bas en cumul sur l’année ». 

Avec AFP.

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