Economie en Nouvelle-Calédonie : Le gouvernement veut « lever les freins à l’exportation »

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©La Dépêche de Nouvelle-Calédonie

En offrant un crédit d’impôt aux entreprises qui veulent exporter, le gouvernement calédonien poursuit sa volonté de faire rayonner l’économie calédonienne dans le Pacifique. Pour cela, le cluster New Caledonia Trade & Invest soutient et représente les entreprises à l’étranger. Un sujet de notre partenaire La Dépêche de Nouvelle-Calédonie, avec l’Agence Presse Pacifique.

Plus de 120 « success stories » pourraient déjà être racontées depuis 3 ans. En compagnie du directeur du cluster NCTI, le président Philippe Germain a présenté un projet de loi adopté ce matin au gouvernement, relatif au crédit d’impôt dont vont pouvoir bientôt bénéficier les entreprises calédoniennes qui ont des dépenses liées à des prospections commerciales en vue d’exporter. C’est dans les locaux de la société Skazy, qui elle-même développe une partie de son activité à l’étranger, notamment en équipant 300 véhicules de son dispositif Géocal au Vanuatu, que la présentation s’est déroulée.

Quel en est le principe ?

Le crédit d’impôt sera égal à la moitié du montant des dépenses de prospection commerciale directement liées à des démarches ou opérations d’exportation, pendant quinze années successives à compter de celui de la première demande. Ce crédit d’impôt serait plafonné à 50 millions de francs.

Les dépenses éligibles seraient les suivantes : les frais et indemnités de déplacement et d’hébergement liés à la prospection commerciale en vue d’exporter ; les dépenses visant à réunir des informations sur les marchés et les clients ; les dépenses de participation à des salons et à des foires-expositions ; les dépenses visant à faire connaître les produits et services de l’entreprise en vue d’exporter ; les frais de traduction et d’interprétation, etc.

Quelles sont les missions du cluster New Caledonia Trade & Invest ?

Développer l’export, soutenir les entreprises calédoniennes dans leur développement à l’international, organiser des missions économiques, en soutien aux missions de diplomatie économique, être le service export externalisé des entreprises calédoniennes dans le cadre de missions de prospection et de représentation lors de salons et de missions économiques à l’étranger, organiser des missions économiques à l’international ainsi que le volet économique des missions de diplomatie économique du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, promouvoir les produits et services calédoniens à l’étranger.

Trois Questions à… Philippe Germain, président du gouvernement calédonien :

Soutenir les entreprises sur le terrain, concrètement, ça veut dire quoi ?

« Là, par exemple, il va y avoir une mission à Taïwan, le gouvernement et le NCTI vont y participer pour ouvrir le réseau des ambassades de France, pour apporter le concours et inciter à la préparation de la mission, et puis prendre en charge dans certains cas certains couts pour les entreprises. Pour cela, le premier soutien que le gouvernement apporte, c’est au cluster NCTI lui-même, pour un montant de 10 millions par an, c’est la troisième année.

Quelle est l’une des missions du gouvernement ?

Intervenir auprès de nos collègues de la région pour lever les freins qui existent. Nous sommes en train de réfléchir avec le Vanuatu et les îles Salomon à créer un petit triangle commercial, non seulement parce nous sommes de proches voisins, mais nous avons aussi à peu près la même population avec le Vanuatu, et les Salomon c’est 700 000 habitants. Si l’on réfléchit, à nous trois, on s’aperçoit que l’on est sur un marché de 1,3 million de personnes et donc on voit bien la différence de marché avec la seule Calédonie.

Pouvez-vous nous citer un exemple concret où les discussions entre chefs de gouvernement peuvent faire la différence ?

Aujourd’hui, nous avons l’entreprise La Française qui a un marché avec des clients, des distributeurs identifiés, pour exporter de la charcuterie française, fabriquée en Nouvelle-Calédonie, d’une certaine appétence de la part des australiens. Sauf que pour rentrer un produit en Australie, si n’on intervient pas, il faut une dizaine d’années pour passer le filtre du protectionnisme général et plus particulièrement celui qui est développé autour du phytosanitaire. Donc, le gouvernement est intervenu pour que le dossier soit en haut de la pile avec une volonté de réduire à deux ou trois ans, et non pas deux ou trois mois, le processus d’autorisation d’entrée des produits ».

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