Polynésie française: L’Île du rêve, un opéra aux couleurs polynésiennes à Paris

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Du 6 au 11 décembre, les planches du Théâtre Athénée accueilleront L’île du rêve, un opéra de Reynaldo Hahn inspiré de l’œuvre du romancier Pierre Loti, lors de son passage sur l’île de Tahiti au XIXème siècle.

Loti, c’est le surnom que donna la Reine Pomare IV à Louis Marie Julien Viaud en référence à une fleur tropicale. Lors de son passage à Tahiti en 1871 et 1872, Pierre Loti est inspiré par l’atmosphère polynésienne et écrit Le Mariage de Loti (Rarahu). Plus tard, Reynaldo Hahn s’inspire de cette oeuvre pour son opéra L’île du rêve, créé en 1898 à l’Opéra-Comique de Paris. En 2016, L’île de rêve renaît et revient au théâtre Athénée, repris par le jeune chef Julien Masmondet et mis en scène par Olivier Dhénin. Cette reprise s’est faite dans le cadre du Festival de Musiques au Pays de Pierre Loti à Rochefort. « Recréée pour l’Athénée, cette idylle polynésienne met en valeur l’élégance particulière de la musique française à l’aube du XXe siècle », nous explique-t-on. L’île du rêve se jouera du 6 au 11 décembre, au théâtre de l’Athénée, dans le 9ème arrondissement de la Capitale.

L'île du rêve est inspirée de l'oeuvre Le Mariage de Loti, elle-même inspirée du passage du romancier à Tahiti ©DR

L’île du rêve est inspirée de l’oeuvre Le Mariage de Loti, elle-même inspirée du passage du romancier à Tahiti ©DR

Synopsis et informations pratiques :

« L’Île du rêve est la première œuvre d’un jeune élève de Massenet, ami intime de Proust et lecteur passionné de Loti, Reynaldo Hahn. Il a 17 ans lorsqu’il compose cette idylle polynésienne inspirée du deuxième roman de celui qui n’est encore que l’enseigne de vaisseau Julien Viaud : Le Mariage de Loti. L’action se passe dans les îles du Vent, cet archipel lointain de la Polynésie française où le “bon sauvage“ cher à Rousseau vivait harmonieusement avec la nature. La fiction n’est ici que réalité transcendée : l’histoire s’inspire littéralement de la vie personnelle de l’auteur d’Aziyadé, et le roman se compose en partie des pages du journal de l’officier rochefortais. En 1872, Julien Viaud fait escale sur l’île de Tahiti, à la recherche d’une descendance de Gustave, ce frère aîné trop tôt disparu. Il y découvre un nouvel Éden, retrouvant alors ces premiers temps du monde où l’amour n’est qu’extase langoureuse. On le baptise du nom de Loti comme son frère fut appelé Rouéri. Il devient l’amant de la jeune Mahenu. Mais l’Éden ne peut être éternel, la séparation doit avoir lieu et Loti repartir. Mahenu choisit alors de renoncer à son amour qui ne pourrait survivre à l’exil, dans ce Vieux monde privé des lueurs australes. De cette renonciation au bonheur naît la tragédie pure et simple de la mort de l’amour. La jeune fille déchue devient une nouvelle Atala. L’homme aimé n’est plus qu’un rêve perdu, l’idylle un mirage ».

Informations pratiques:

du 6 au 11 décembre 2016:
mardi 6 décembre à 19h / mercredi 7, vendredi 9 et samedi 10 décembre à 20h / dimanche 11 décembre à 16h

tarifs : de 8 à 34 €:
– plein tarif : de 16 à 34 €
– demi-tarif : de 8 à 17€ (moins de 30 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA)
– e-tarif : de 14 à 31 €
– groupe / collectivités : de 20 à 27 € (à partir de 10 personnes)

Athénée Théâtre Louis-Jouvet:
square de l’Opéra Louis-Jouvet I 7 rue Boudreau I 75009 Paris
M° Opéra, Havre-Caumartin I RER A Auber
réservations : 01 53 05 19 19 – www.athenee-theatre.com

Le "Motu Uta", îlot de villégiature de la Reine Pomare IV / Photo de Gustave Viaud

Le « Motu Uta », îlot de villégiature de la Reine Pomare IV / Photo de Gustave Viaud

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