Tour des Yoles 2015 : Yole, Saintoise, Va’a … de l’embarcation traditionnelle à l’emblème national !

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La “Yole” en Martinique, la “Saintoise” en Guadeloupe ou le “Va’a” en Polynésie…Trois embarcations traditionnelles qui ont su traverser les flots du temps. Plus qu’un outil de travail, elles sont devenues des emblèmes nationaux.

“S’il est un sport original, typiquement martiniquais, c’est bien la course des yoles rondes”. En 1982, c’est ainsi que Georges Brival définit le Tour des Yoles de la Martinique, lors de ces premières éditions. Trente ans plus tard, cet évènement sportif a gardé de sa superbe. Mais ce territoire n’est pas le seul département à revendiquer un patrimoine nautique endémique.

A quelques miles nautiques de la Martinique, une autre embarcation traditionnelle fait également la fierté de sa population. Il s’agit de la saintoise, en Guadeloupe. Chaque année, durant dix jours, une dizaine d’équipages s’affrontent à bord de ce canot sur les différents plans d’eaux de l’île. A l’origine, la yole et la saintoise viennent se substituer au gommier et à la pirogue. Plus petites mais aussi plus légères, elles permettent aux marins de pêcher au large. La pirogue, ne disparaît pas pour autant du paysage maritime. Elle fera de la résistance dans l’océan Pacifique où elle est fréquemment utilisée comme moyen de locomotion. Aujourd’hui, le “va’a” (pirogue polynésienne) détient également une course sportive de renommée internationale,la “Hawaiki nui va’a”. Outremers 360 vous explique comment ces embarcations traditionnelles se sont imposés dans le monde nautique.

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Le Hawaiki Nui Va’a est une course qui se déroule en haute mer et dans les lagons.

La primauté d’un savoir-faire ancestral

Sur le plan de la construction, les trois embarcations revêtent d’un savoir-faire ancestral. En effet, les modalités d’élaboration des bateaux traditionnels se sont transmises de façon orale. Une part belle est donnée à l’utilisation de bois locaux pour la fabrication. Pour l’élaboration d’une yole et la saintoise, on retrouve le poirier comme principale essence. En Polynésie, le “mara” reste la ressource privilégiée pour le va’a en raison de son caractère imputrescible à l’eau de mer. A la différence des chaloupes antillaises, le va’a actuel est dépourvu de voile et est propulsé à la force des bras de rameurs. Pour distinguer une saintoise d’une yole, il faut porter attention sur la voilure. La première dispose d’une voile triangulaire quand la seconde est de forme rectangulaire.

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Le Tour de Guadeloupe de Voile Traditionnelle voit le jour en 2002 avec 7 canots. La dernière édition a rassemblé 31 embarcations

Un engouement sportif et culturel

C’est avec la persévérance de certains passionnés du nautisme que le public assiste depuis des années au renouveau de la discipline. En Guadeloupe, la famille Forbin et Alain Foy font figures de référence. On peut citer Edouard Maamaatuaiahutapu pour l’instigation de la Hawaiki nui va’a dans l’Océan Pacifique. Le travail amorcé par ces garants du patrimoine nautique a porté ces fruits, au vu du succès populaire que rapportent chacune des compétitions sportives. Le Tour des Yoles est à sa 31ème édition. Concernant le Tour de Guadeloupe de Voile Traditionnelle (TGVT), une trentaine d’équipages se sont alignés sur la ligne de départ en 2015. Quant à la Hawaiki Nui Va’a, elle a acquis sa renommée internationale en accueillant lors de ces précédentes années des équipes d’Allemagne ou même de Yougoslavie. Une belle revanche pour des embarcations traditionnelles autrefois menacées par l’arrivée des bateaux à moteurs.

Selon vous, quelle est l’embarcation traditionnelle la plus rapide entre la saintoise, la yole martiniquaise et le va’a polynésien ? N’hésitez pas à répondre en commentaire.

Catégories : Sports

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