Relance de la boxe pro en France: Jean-Marc Mormeck veut battre la mesure

No Comment

©Amandine Noel / Icon Sport

Jean-Marc Mormeck, ancien champion du monde des lourds-légers et actuel Délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’Outre-mer, considère que les brillants résultats des Français aux JO de Rio ont offert à la boxe « un élan, une bonne dynamique », qu’il se propose de « mettre en musique »

Promoteur-organisateur samedi de la soirée « la Relève – Acte 1 », à Issy-les-Moulineaux, l’ancien boxeur qui a pris sa retraite en décembre 2014, dans cette même salle, souhaite de nouveau « fidéliser un public ».  « Ce sport d’homme, de vie, est aimé quand il est bien fait. Il lui faut une vraie lisibilité », a expliqué Jean-Marc Mormeck dans son bureau de délégué interministériel à l’Egalité des chances des Français d’Outre-mer, poste qu’il occupe depuis mars 2016. « Samedi, je proposerai six combats dont deux mettant en jeu un titre WBC, fédération prestigieuse », a-t-il poursuivi.

221261-boxe-la-releve-acte-1-debarque-a-issy-les-moulineaux-8

Au programme, un Championnat silver féminin super-léger en dix reprises entre la Française Myriam Dellal et la Belge Elfi Philips et un titre francophone super-moyen en douze rounds entre le Français Nadjib Mohammedi et l’Ukrainien Roman Shkapura.  « Il faut revenir aux fondamentaux », poursuit-il, souhaitant éviter les pièges des fédérations au rabais ou des combats de deuxième zone. »On enlève tout et on refait des fondations saines ».

Augmenter la notoriété des boxeurs français

Depuis son dernier combat et sa défaite aux points face au Polonais Mateusz Masternak alors qu’il tentait de revenir au plus haut niveau en lourd-léger, Jean-Marc Mormeck, âgé de 44 ans, « n’a jamais lâché la boxe, s’entraînant encore de temps en temps ». « La boxe pro n’est pas au beau fixe », admet-il. « Certes nous avons (en France) actuellement quatre champions d’Europe (Mehdi Amar, Karim Guerfi, Thomas Masson, Cédric Vitu), mais qui les connaît? », s’est-il interrogé. « J’ai signé un contrat de deux ans pour trois réunions annuelles avec Canal + et cela devrait augmenter considérablement la notoriété des boxeurs français ».

Des gants de boxe au costume trois pièces, en 2016, Jean-Marc Mormeck entre au gouvernement mais n'abandonne pas la boxe pour autant ©Présidence de la République – L.Blevennec

Des gants de boxe au costume trois pièces, en 2016, Jean-Marc Mormeck entre au gouvernement mais n’abandonne pas la boxe pour autant ©Présidence de la République – L.Blevennec

« Avec les organisations de Sébastien Acaries et de Malamine Koné, cela fera neuf réunions par an sur cette chaîne dont la Boxe est l’ADN », a-t-il poursuivi souhaitant proposer « un vrai spectacle dont le résultat n’est pas connu à l’avance ».  « La reconnaissance ne vient que du public. Tu as des comptes à lui rendre », souligne-t-il. Revenant sur les boxeurs olympiques français qui ont décroché six podiums dont deux médailles d’or aux derniers JO de Rio, Jean-Marc Mormeck les a qualifiés de « beaux champions, travailleurs, avec un bon discours fédérateur, rassembleur ».  « J’ai beaucoup aimé l’engagement de Souleymane Cissokho », lâche-t-il.

Quant à Tony Yoka, champion olympique et champion du monde des super-lourd, « l’avenir dira quelle sera sa place chez les pro », estime le Délégué interministériel qui n’a jamais participé à des Jeux olympiques. « C’est une boxe très différente. Je n’ai pas de conseils à lui donner mais je trouve qu’il devrait rester chez lui, dans son environnement, quitte à effectuer des stages aux Etats-Unis », dit l’ancien boxeur prêt à partager son expérience. En attendant, Jean-Marc Mormeck a trouvé un point commun entre sa mission au sein du Ministère des Outre-mer et celle d’organisateur de combats: « le management », selon lui, clé du succès, et ne dédaigne pas le titre de « chef d’orchestre ».

avec AFP.

Lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont précisés (obligatoire)

Pas de commentaires pour le moment