Zika : Premier essai clinique dans un an ?

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©James Gathany / AP / SIPA

A l’occasion de la conférence des résultats annuels de Sanofi, Olivier Brandicourt, directeur général, a annoncé que le groupe pharmaceutique français serait « pratiquement prêt » à rentrer en essai clinique dans un an. Pendant ce temps, les îles Tonga font face à leur première épidémie de Zika.

« On serait pratiquement prêt à rentrer en essai clinique dans un an » sur le virus Zika, a déclaré Olivier Brandicourt, à l’occasion de la conférence des résultats annuels du groupe Sanofi. Toutefois, la direction du groupe pharmaceutique précise que le développement d’un vaccin « ne devrait pas se faire avant trois ans ». La division vaccin du groupe, Sanofi-Pasteur, avait déjà annoncé, la semaine dernière, le lancement d’un programme de recherche pour mettre un point un vaccin contre le Zika. Pour raccourcir les délais, Sanofi-Pasteur compte bien s’appuyer sur ses technologies et infrastructures déjà mises en place pour le virus de la dengue. En effet, le groupe a commercialisé, en décembre dernier, son premier vaccin contre la dengue, le Dengvaxia. « On cherche à savoir s’il y a une immunité croisée entre les deux virus (Zika et dengue), ce qui serait une bonne nouvelle » pour accélérer le développement d’un vaccin. Sanofi-Pasteur a également affirmé mobiliser « plusieurs millions d’euros » pour la phase de recherche pré-clinique sur le Zika. Plusieurs gouvernements se sont aussi engager à soutenir les coûts de développement d’un vaccin contre le Zika.

Olivier Brandicourt, Directeur général du groupe Sanofi, lors de la conférence des résultats annuels du groupe ©Eric Piermont / AFP

Olivier Brandicourt, Directeur général du groupe Sanofi, lors de la conférence des résultats annuels du groupe ©Eric Piermont / AFP

Le virus, qui sévit actuellement en Amérique du Sud, est annoncé par l’OMS comme une « urgence de santé publique à portée mondiale ». Alors qu’il n’était pas mortel jusqu’à cette épidémie, le Zika a fait trois victimes, la semaine dernière, en Colombie. Des décès survenus suite au syndrome de Guillain-Barré, une des complications connues du virus. Au Brésil, Maria Beatriz Galli Bevilacqua, avocate brésilienne et représentante de l’ONG Ipas, craint une explosion des avortements clandestins, face à la microcéphalie et autres malformations qui menacent les nouveaux-nés de mères porteuses du virus. Le pays enregistre plus d’un millions de cas avérés du virus Zika. Vendredi dernier, le petit royaume des îles Tonga a annoncé être en proie à sa première épidémie de Zika. Le virus a été confirmé chez cinq personnes et recense plus de 300 autres cas suspects. Le Centre de contrôle et de prévention des maladies aux Etats-Unies a également signalé des circulations actives du virus entre les Samoa américaines et les Samoa indépendantes. L’archipel n’a, pour l’heure, aucune femme enceinte infectée.

Aujourd’hui débarrassée du virus qui a sévit chez elle de 2013 à 2014, la Polynésie française affirme que la grande majorité de sa population est immunisée, « rendant très peu probable la reprise d’une nouvelle épidémie pour le moment ». Reste à savoir si l’épidémie qui apparaît aux îles Tonga se propagera et menacera, une nouvelle fois, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française.

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