Tir d’une fusée Soyouz mardi avec quatre satellites 03b

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Illustration ©CNES

Une fusée Soyouz doit décoller mardi du Centre spatial guyanais (CSG) pour mettre en orbite quatre satellites de télécommunications de la constellation 03b pour la société luxembourgeoise SES, a annoncé Arianespace.

Il s’agira du deuxième lancement de l’année pour la société de services de lancement, après le tir problématique d’une Ariane 5 le 25 janvier. Lancée sur une mauvaise trajectoire, la fusée européenne n’avait pas mis sur la bonne orbite deux satellites. Une Commission d’enquête indépendante, présidée par un inspecteur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), a établi fin février que cela était dû à un problème de paramétrage qui n’avait pas été détecté par les contrôles qualité. Des « mesures correctives » ont été « immédiatement » mises en place par le constructeur ArianeGroup (coentreprise entre Airbus et Safran) et sa filiale Arianespace, selon cette dernière. Les deux satellites, dont l’un pour SES, sont en train de rejoindre leur position finale grâce à leurs propres systèmes de propulsion.

Mardi, le lanceur russe aura pour mission de placer sur une orbite terrestre moyenne quatre satellites O3b MEO (Medium Earth Orbit), construits par Thales Alenia Space dans son usine de Cannes. Le décollage de la fusée Soyouz est prévu à 13h38 heure de Kourou (17h38 heure de Paris). La durée de la mission (du décollage à la séparation des satellites) est d’environ 2h22. Placés à environ 8 000 kilomètres d’altitude, les satellites O3b seront situés quatre fois plus près de notre planète que les satellites géostationnaires. D’une masse totale au lancement de 2 800 kilos (700 kilos chacun), les quatre satellites rejoindront la constellation O3b actuellement en orbite pour fournir une connectivité à haut débit sur les marchés en plein essor des données fixes et mobiles.

L’opérateur SES a une flotte de plus de 50 satellites géostationnaires (GEO) et de 12 satellites en orbite terrestre moyenne (MEO). En ce qui concerne Ariane 5, le « plan d’action » comprenant un ensemble de mesures correctives a été approuvé le 28 février par un comité réunissant le directeur des lanceurs de l’ESA, le patron d’Arianespace Stéphane Israël et celui d’ArianeGroup Alain Charmeau, a indiqué vendredi l’ESA. Ces actions « vont permettre un nouveau vol du lanceur lourd européen en mars », ajoute l’ESA. La Commission d’enquête a recommandé de renforcer le processus d’élaboration et de vérification des documents requis pour la préparation du lanceur et d’introduire des contrôles complémentaires.

 

Avec AFP.

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