Santé : Wallis-et-Futuna paye sa dette

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L’Agence de Santé de Wallis-et-Futuna vient de s’acquitter de sa dette de près de 17 millions d’euros contractée auprès du Centre Hospitalier Territorial (CHT) de Nouvelle-Calédonie et de la Caisse de protection sociale calédonienne (Cafat). Les trois partenaires ont également signé une nouvelle déclaration d’intention au gouvernement calédonien qui permettra d’éviter un nouvel endettement.

« Un soulagement » parmi les signataires de la nouvelle déclaration d’intention qui a réunit Dominique Cheveau, directeur du CHT, Philippe Ouamba, directeur de la Cafat et Alain Soeur, directeur de l’Agence de Santé (ADS) de Wallis-et-Futuna. Étaient également présents Valentine Eurisouké, membre du gouvernement calédonien en charge de la Santé et Marcel Renouf, préfet de Wallis-et-Futuna. Premier constat dans cette nouvelle déclaration d’intention : le remboursement de la dette contractée par l’ADS de Wallis-et-Futuna, auprès de ses partenaires : le CHT et la Cafat. D’un montant total de 16,8 millions d’euros, cette dette commençait à peser lourd pour ses créanciers. C’est auprès de l’Agence française de développement (AFD) que l’ADS a trouvé les fonds pour effectuer son remboursement. Un remboursement « essentiel » souligne Valentine Eurisouké, « dans un contexte budgétaire difficile ». « Nous continuerons à soutenir Wallis-et-Futuna dans son offre de soin, mais il faut maintenant établir un plan d’action pour que cela ne pose plus de problème à la Nouvelle-Calédonie ». Un point de vue partagé par Marcel Renouf, qui précise que le territoire a « besoin de s’appuyer sur ce partenariat afin d’organiser et d’assurer les soins de santé de la population wallisienne et futunienne ».

Deux nouvelles conventions sont en cours de préparation. L’une liera l’ADS au CHT de Nouvelle-Calédonie tandis que la seconde liera l’Ads, toujours, avec son deuxième partenaire, la Cafat. Les deux conventions permettront de « clarifier les relations entre les établissements publics en matière de filière de soin, de prestations fournies et de facturations », précise Jacqueline Bernut, présidente du conseil d’administration du CHT. La Cafat souhaite, quant à elle, créer une procédure pour les modalités de transfert et de prise en charge des Wallisiens et Futuniens nécessitant une évacuation sanitaire vers l’Australie ou la France. « Nous pouvons agir sur la durée moyenne de séjour du patient sur le sol calédonien une fois les soins aigus effectués », indique Alain Soeur. « Il faut également renforcer le travail en réseau, discipline par discipline, pour mieux prendre en charge les patients sur notre territoire, sans recourir forcément à l’évasan ». Développer les échanges ou encore, trouver des modes opératoires qui pourront être financés, tout est mis en oeuvre pour éviter une nouvelle dette de l’ADS.

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