Santé : La Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française se rapprochent

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Hier, une délégation calédonienne menée par Valentine Eurisouké, en charge de la Santé au gouvernement calédonien, a été reçu par les ministres polynésiens de la Santé et du Travail, Patrick Howell et Tea Frogier. Le but ? Renforcer la coopération entre les établissements de santé des deux Collectivités.

Se sont les deux Collectivités française les plus importantes du Pacifique. Populations équivalentes et problématiques similaires dans pratiquement tous les domaines, dont celui de la Santé : isolement géographique, insularité, dimension culturelle et émergence de besoins liés à la santé. D’expérience, les évacuations sanitaires vers l’Hexagone engendre des coûts élevés, un déracinement et un isolement des patients. Deux autres destinations sont prisés des polynésiens et calédoniens : la Nouvelle-Zélande pour les premiers et l’Australie pour les seconds. Sur la base de ces problématiques, les deux Collectivités veulent se rapprocher et offrir des solutions communes pour les patients. Le premier grand projet d’envergure est une coopération en matière de radiothérapie associant les deux Collectivités et leurs établissements hospitaliers. Un projet de coopération qui s’inscrit dans une dynamique régionale.

Les ministres polynésiens de la Santé et du Travail, Patrick Howell (centre) et Tea Frogier (droite), ont reçu une délégation calédonienne menée par Valentine Eurisouké (deuxième en partant de la droite) ©Présidence de la Polynésie française

Les ministres polynésiens de la Santé et du Travail, Patrick Howell (centre) et Tea Frogier (droite), ont reçu une délégation calédonienne menée par Valentine Eurisouké (deuxième en partant de la droite) ©Présidence de la Polynésie française

En 2010, la Polynésie française a inauguré son nouvel hôpital. Le Centre Hospitalier de la Polynésie française (CHPF) est une méga-structure offrant des prestations solides, notamment en matière d’oncologie et de radiothérapie. Le service de radiothérapie de Polynésie française a été ouvert il y a quatre ans et peut accueillir 300 patients. Or, le nombre actuel de patients reste bien inférieur à la capacité maximale du service. Pour la Polynésie, il s’agirait d’optimiser l’utilisation des ces équipement et d’amortir les coûts élevés qui en découlent. Sur le long-terme, la coopération permettra de financer les mises à jour des équipements, leur modernisation et leur futur remplacement. Pour les patients calédoniens, l’avantage est de suivre des soins dans une autre Collectivité française, à seulement 5h d’avion, et surtout, d’amoindrir les coûts d’un traitement en France ou à l’étranger. Un soulagement également pour la Caisse de protection sociale de Nouvelle-Calédonie.

Cette première permet une rationalisation des coûts liés à la Santé et, pour la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, de faire émerger une forte expertise en oncologie dans tout le Pacifique Sud.

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