Samoa: L’Equipe de Rugby engagée contre les violences faites aux femmes

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©UN Women / Ken Tai Tin

Les Manu Samoa, l’équipe nationale de Rugby des îles Samoa, se sont engagés dans la campagne « UNiTE », mis en place par les Nations Unies afin de lutter contre les violences faites aux femmes.

Lors des rencontres de Rugby, le stade de Apia et toute la capitale des Samoa se parent de bleu, couleur de l’équipe nationale de Rugby. Mais depuis le 25 juin et la rencontre entre Manu Samoa et l’équipe de Tonga, une autre couleur est venue s’immiscer lors de l’événement: l’orange. En effet, l’orange est la couleur officielle de la campagne UNiTE, qui tous les 25 du mois, consacre une journée d’action pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles dans le monde entier: l’Orange Day. « Il n’y a pas de place dans notre sport et dans nos communautés pour la violence à l’égard des femmes » a déclaré Alama Ieremia, coach des Manu Samoa. « Nous avons la responsabilité, en tant que Samoans, d’être des modèles. Le rugby nous offre une plateforme influente et aide autant de personnes que ce sport peut« , poursuit-il.

Le Premier ministre samoan entre lui aussi en campagne, Tuilaepa Aiono Sailele Malielegaoi (3ème en partant de la gauche) porte une casquette "Say no to violence" ©UN Women / Ken Tai Tin

Le Premier ministre samoan entre lui aussi en campagne, Tuilaepa Aiono Sailele Malielegaoi (3ème en partant de la gauche) porte une casquette « Say no to violence » ©UN Women / Ken Tai Tin

En partenariat avec l’organisation des Nations Unies consacrée à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, l’Union samoane de Rugby (Samoa Rugby Union) et l’Union mondiale de Rugby (World Rugby Union) ont dédié la rencontre de la Coupe des Nations du Pacifique (Pacific Nation Cup) entre les Tonga et les Samoa à l’éveil des consciences sur les violences faites aux femmes et aux filles. La rencontre a d’ailleurs rassemblé 6 millions de téléspectateurs, en somme, un bon coup de communication.

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La violence envers les femmes et les filles est parmi les plus importantes au monde dans les Etats insulaires et les Outre-mer du Pacifique. Aux îles Samoa, près de 55% des femmes ont déjà subi une quelconque forme de violence sexiste. Pire encore, les femmes y sont souvent retranchées dans leur silence, le résultat de normes culturelles et traditionnelles discriminatoires. 70% d’entre elles pensent même que certains abus physiques sont justifiés selon certaines circonstances. Or, les sociétés polynésiennes et océaniennes ancestrales étaient majoritairement matriarcales, le rang était notamment plus important que le genre.

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