Polynésie française : Premier budget participatif pour la commune de Pirae

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Première en Polynésie française, la commune de Pirae va lancer son premier budget participatif. Lors du prochain budget de la commune, près de 170 000 euros seront mis à disposition des particuliers ou associations qui souhaiteraient porter des projets.

C’est Edouard Fritch, Président de la Polynésie française et maire de la commune de Pirae, qui a annoncé le lancement du premier budget participatif de la commune, ce jeudi, rapporte Radio 1 Tahiti. Dès cette année et lors du vote du prochain budget, 20 millions de francs pacifique -soit près de 170 000 euros- seront alloués à des projets portés par des particuliers, des associations, des syndicats et des écoles. Les projets sont divers et variés, ils peuvent aller de la construction ou l’aménagement d’un « plateau sportif » à la construction d’un pont ou d’un caniveau. « Ce sont les gens des quartiers qui savent ce qu’il leur faut. Ils sauront où construire des dos d’âne s’il y a des ‘run’ dans leurs quartiers par exemple », a expliqué Abel Temarii, adjoint au maire. Le procédé, qui se veut démocratique, est simple: les habitants de la commune de Pirae sont invités à retirer une « fiche projet » à la Mairie et la retourner, toujours à la Mairie, avant le 31 aout 2016. Les porteurs de projets devront ensuite le présenter à la maire. Les services de la Ville auront la charge d’étudier la faisabilité des projets, avant de les présenter au administrés qui auront le dernier mot via l’organisation d’un vote populaire. Les projets retenus seront intégrés au vote du budget fin 2016 par le conseil municipal de la commune.

Exemple de projets du budget participatif de la Ville de Paris ©Sandrine Mazetier

Exemple de projets du budget participatif de la Ville de Paris ©Sandrine Mazetier

Le principe de budget participatif est une véritable tendance dans les grandes villes du monde: Chengdu (Chine), Porto Alegre (Brésil) ou encore Paris. C’est la ville brésilienne qui a inauguré l’exercice du budget participatif en 1989. Paris affecte, quant à elle, 71 millions d’euros par an à son budget participatif. D’autres villes françaises ont pris le pas comme Metz, Montreuil, Grenoble ou Rennes. Partout ailleurs dans le monde, la pratique participative est en pleine expansion: Asie, Amérique latine, Europe, Afrique (Cameroun) et Asie. En 2013, Barack Obama avait également inscrit la promotion du budget participatif dans son deuxième plan pour rendre le gouvernement américain plus transparent.

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