Pollution du chlordecone aux Antilles : Agnès Buzin annonce une réunion sur le chlordécone au ministère des Outre-mer

No Comment

Interrogée par le sénateur martiniquais Maurice Antiste, la Ministre de la Santé Agnès Buzin a déclaré qu’une réunion sur ce pesticide avec les élus de Guadeloupe et Martinique, se tiendra « très prochainement ».

Une réunion, « avec l’ensemble des élus de la Martinique et de la Guadeloupe et les différents ministères concernés » aura lieu « très prochainement au ministère des Outre-mer afin de faire la transparence sur ce sujet et de décider ensemble de la stratégie à mettre en place », a assuré la ministre Agnès Buzin.
Le chlordecone, un insecticide longtemps utilisé aux Antilles et réputé comme cancérigène, continue de susciter l’inquiétude auprès des élus après que l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a considéré en décembre que les limites maximales de résidus (LMR, limites autorisées dans les aliments) en vigueur dans la viande carnée apparaissaient « protectrices » et qu’il n’y avait pas nécessité à les réduire. Pourtant, un syndicat de personnels de l’Agence régionale de Santé en Martinique dans un courrier à la ministre de la Santé du 23 janvier a dénoncé des « pressions » subies par des agents « pour limiter l’information du public au strict minimum », affirmant qu’ils « n’ont eu de cesse d’alerter depuis 2015 sur les conséquences d’un éventuel maintien des LRM à un niveau aussi élevé ».
Sur ce sujet, Jean-Luc Volatier, adjoint au directeur de l’évaluation des risques sera auditionné ce mercredi 7 février par la Délégation Outre-mer à l’Assemblée nationale.

De son côté, le gouvernement cherche à rassurer. La ministre a rappelé que le gouvernement avait « sollicité la commission européenne afin de clarifier la directive sur les seuils de chlordécone autorisés dans les produits alimentaires » et qu’une « nouvelle cartographie des sols pollués serait présentée en 2018 ». « Des études scientifiques sont en cours », avec notamment un recueil de données épidémiologiques sur les femmes enceintes et les enfants, qui « vont permettre de mieux identifier les effets à long terme », a précisé Agnès Buzin.

Lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont précisés (obligatoire)

Pas de commentaires pour le moment