Ouragan Irma : Le Président de la République attendu mardi sur l’île

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A l’issue d’une réunion de crise tenue à l’Elysée ce dimanche soir, le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a annoncé la venue prochaine du président de la  République sur les îles sinistrées par le passage de l’Ouragan Irma.

« L’ordre a été rétabli dans l’île de Saint-Martin avec l’arrivée de  gendarmes et de policiers » a déclaré d’emblée Gérard Collomb pour faire taire  les critiques prononcées par l’opposition sur la gestion de l’ouragan Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélémy.  Gérard Collomb a par ailleurs annoncé le départ d’Emmanuel Macron  pour les îles du nord dès lundi soir.  « Il y sera mardi au matin. Il passera la journée sur l’île pour pouvoir s’entretenir avec les habitants (…) et les élus de l’île », a déclaré Gérard Collomb ».Lors de son déplacement à la cellule interministérielle de crise le 6 septembre, Emmanuel Macron avait annoncé se rendre dans les îles du Nord « dès que cela sera possible », « afin de ne pas gêner les opérations de secours sur place ».

Cette matin, Eric Ciotti et Jean-Luc Mélenchon ont demandé l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire. Le député LR des Alpes-Maritimes a estimé qu’«on aurait du mieux prépositionner des forces, des unités de sécurité civile pour protéger les populations, des militaires», se disant «extrêmement choqué par les images de pillages».L’ex-ministre socialiste des Outre-mer Victorin Lurel a également estimé que l’on «aurait pu évacuer avant» les îles. «Il faut plus de forces de sécurité, plus de moyens projetables dans les deux îles», a dit l’ancien président de la région Guadeloupe, en prenant modèle sur «ce qui a été fait dans la partie néerlandaise de l’île, avec des soldats, l’armée qui est dans tous les quartiers et qui contrôle». «Ça n’est pas le cas dans la partie française», a-t-il regretté. Patrick Karam (LR), l’ancien président du conseil représentatif des Français d’outre-mer, a lui aussi condamné les «défaillances du gouvernement».

Pour défendre l’action gouvernementale, plusieurs membres du gouvernement ont immédiatement réagi. Depuis Saint-Martin, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a martelé que l’État « a été à la hauteur ». « Jamais je ne laisserai dire que les services de l’Etat, que les services de la collectivité territoriale n’auraient pas été à la hauteur. (…) Chacun ici a fait tout ce qu’il avait à faire », a-t-elle martelé.

Puis  le  porte-parole du gouvernement Christophe Castener a renchéri lors de l’émission du Grand Rendez-vous Europe1/Les Echos/CNews. « Evidemment nous savions depuis quelques jours que le risque était extrêmement élevé ». « Évidemment nous avions mis des militaires, des services de soins, de santé en mobilisation en Guadeloupe, parce qu’il aurait été inopportun de les localiser sur le site à risque », a-t-il ajouté.

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