Ouragan Irma: La Polynésie mobilise 50 000 euros pour les sinistrés

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©Cédric Valax / Radio 1 Tahiti

Le Président de la Polynésie française Edouard Fritch a annoncé, ce lundi 11 septembre, une enveloppe de 6 millions de Fcfp (environ 50 280 euros) à destination des sinistrés de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, rapporte Radio 1 TahitiLa sénatrice de la Polynésie, Lana Tetuanui, se rendra également à Saint-Martin pour « évaluer les aides »

En outre, la sénatrice polynésienne Lana Tetuanui, proche du sénateur de Saint-Barthélemy Michel Magras, se rendra sur le terrain, dans les Îles du Nord, en fin de semaine. Une mission dans le but d’exprimer la solidarité des Polynésiens « mais aussi pour évaluer les aides que pourrait apporter la Polynésie française ».

Selon Radio 1 Tahiti, cette dotation sera prélevée sur le budget de la Collectivité, et plus précisément sur la ligne budgétaire consacrée aux « imprévus » liés aux catastrophes naturelles. « Nous ne pouvons pas rester sans agir et nous avons souhaité exprimer cette solidarité au nom de la population de notre pays » a expliqué le Président polynésien Edouard Fritch. Ces fonds, déjà débloqués, devraient être versés soit à la Croix-Rouge, au Ministère des Outre-mer ou « à la suite de la mission de Lana Tetuanui pour l’acquisition de matériels de première urgence ». « Nous pensons surtout à l’outillage, des scies mécaniques, des tronçonneuses… le nettoyage est déjà un gros travail à réaliser », poursuit-il.

Autre marque de solidarité, le Port autonome de Papeete pourrait également venir en aide au Port de Saint-Martin. Reste à savoir « dans quelle mesure  le port autonome pourra contribuer à la remise en état des installations du port de Saint-Martin ». « Nous en savons beaucoup, puisque nous sommes comme eux des insulaires et surtout nous sommes, comme eux, à la merci de la brutalité, à la fois du vent et de la mer. Nous savons ce que c’est, nous avons subi ce genre de phénomène, ici, en Polynésie française. Nous avons souhaité, physiquement, les accompagner dans cette dure épreuve qu’ils traversent aujourd’hui », a déclaré le Président de la Polynésie à l’issu du conseil des ministres, à Tahiti-infos.

« Le gouvernement central a réagi »

Interrogé sur les critiques faites au gouvernement sur la gestion de l’après-Irma, le Président de la Polynésie a préféré saluer l’action de ce dernier : « J’estime qu’avoir envoyé un ministre dès le lendemain du passage du cyclone et un passage du Président de la République qui est actuellement en visite à Saint Martin, c’est un acte fort que nous n’avons jamais connu en Polynésie française. Depuis 1983 que nous traitons les cyclones, nous trouvons que, pour une fois, le gouvernement central a réagi. Ce déplacement encouragera la population à résister et, surtout, à rester chez elle ».

Durant la saison 82-83, six cyclones sont passés sur la Polynésie française, dont Veena, qui a fait une victime ©Assemblée de la Polynésie française

Durant la saison 82-83, six cyclones sont passés sur la Polynésie française, dont Veena, qui a fait une victime ©Assemblée de la Polynésie française

« C’est un sujet sur lequel j’interpellerai mes collègues des Outre-mer » a affirmé la sénatrice Lana Tetuanui. « Nous sommes les plus vulnérables face à ces phénomènes. Les changements climatiques sera un vrai sujet de rentrée pour les parlementaires des Outre-mer ». La Polynésie française, qui pendant la saison 1982-83 a connu le passage de 6 cyclones, souhaite donc, en plus d’une aide financière, apporter une aide technique et profiter d’Irma pour sensibiliser autour des catastrophes climatiques.

« Il nous faut garantir un minimum pour nos archipels éloignés. Pour eux, c’est compliqué, d’où la problématique des abris anticycloniques. Il nous faut, à tout prix, trouver des financements et mettre ces populations à l’abri. Il reste aussi le problème de la prévision météo », a expliqué Edouard Fritch. Selon Tahiti-infos, il manquerait une vingtaine d’abris cycloniques, notamment dans l’archipel des Tuamotu, essentiellement des atolls. Un investissement qui représenterait environ 126 millions d’euros. « De toutes les Collectivités d’Outre-mer, la Polynésie est la mieux préparée en termes de construction, parce que nous nous sommes toujours débrouillés tout seuls. Ce n’est pas un reproche » assure Edouard Fritch, « mais nous nous sommes toujours débrouillés tout seuls parce que nous sommes loin de tout ».

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