Nouvelle-Calédonie : Un collectif de parents d’élèves fustigent les repas scolaires

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Depuis quelques mois en Nouvelle-Calédonie, les parents d’élèves se forment en collectif pour dénoncer les repas servis dans les écoles. Baptisé « Cantines Plaisir Santé » (CPS), le collectif a en ligne de mire la société Newrest, qui fournit 18 000 repas dans les écoles publiques, notamment celles de Dumbéa, Nouméa, Païta et du Mont-Dore.

Des photographies de plateaux repas garnis d’une purée peu ragoutante, accompagnés de boulettes pas plus appétissantes et d’un carré de « Vache qui rit », inondent les réseaux sociaux en Nouvelle-Calédonie depuis quelques mois déjà, publiées par des parents en colère. Ces derniers ont décidés de se réunir en collectif pour dénoncer les repas servis par la société Newrest.

Selon Nouvelle-Calédonie 1ère, le géant de la restauration industrielle utiliserait des produits alimentaires de « quatrième gamme ». Il s’agit de produits agricoles et préparations crues, prêtes à l’emploi, conditionnés en sachet plastique et conservés par réfrigération ou encore, « des plats importés déjà cuisinés ». Les produits dits de « première gamme », frais et issus de la production calédonienne, sont délaissés. Résultat : une assiette pas attrayante et des enfants laissés sur leur faim. Dans certaines écoles, les cantinières sont tout juste formées à réchauffer les plateaux repas.

« Des choix de produits alimentaires discutables »

Face à la pression, la société a bien accepté de recevoir quelques responsables du collectif « Cantines Plaisir Santé » au sein de sa cuisine centrale début avril. Le constat est sans appel : « à revoir ». Dans un article publié sur Facebook, les membres du Collectif notent un respect « des règles d’hygiène », « de propreté », « pour une sécurité alimentaire optimale ». « Les températures de stockage, de travail, de dé-cartonnage et de mise en plaques sont bien contrôlées. Tout est mis en œuvre pour éviter les T.I.A.C (toxi infection alimentaire collective) », reconnait-il volontiers.

Mais le collectif regrette « des choix de produits alimentaires discutables ». « Au passage des zones de stockages, et des chambres froides, les regards s’attardent cependant sur des centaines de boîtes de raviolis à réchauffer, puis des cordons bleus de dinde surgelés dont les étiquettes mentionnent des additifs décriés tels que le glutamate monosodique, le sorbate de potassium, les nitrates ». Le Collectif déplore également un manque d’équipement.

L’introduction de produits locaux

Visiblement déterminé, les parents d’élèves de Nouvelle-Calédonie demandent, entre autres, un « professionnel compétent » et calédonien pour valider l’équilibre des plats proposés (la diététicienne Newrest est basée à Toulouse) ; des « contrôles de la valeur nutritionnelle des plats » ; l’interdiction de certains aliments (salamis, mortadelle, cordons bleus industriels, nuggets industriels, crèmes desserts industrielles, raviolis industriels, certaines boulettes de viande et autres salaisons) ; une garantie sur l’origine et la qualité des aliments ; l’interdiction de l’assaisonnement industriel ; l’introduction de produits locaux ; le remplacement du pain blanc ou encore ; la sectorisation des cantines.

« Newrest s’est engagé à faire des efforts de remise en état des locaux, de meilleur respect de l’équilibre alimentaire, d’écouter les propositions de Cantine Plaisir Santé », a assuré le collectif qui « attend en priorité l’investissement immédiat dans l’équipement nécessaire au fonctionnement d’une cuisine centrale en charge de plus de 17.000 repas par jour. CPS attend l’engagement de Newrest de se donner les moyens humains et matériels de cuisiner, et non plus de réchauffer ». Le Collectif « s’engage à ne pas renoncer pour la santé et le bien-être de nos enfants », conclut-il.

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