Négritude : Hommage à la première étudiante noire et engagée de Sorbonne

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La Sorbonne a toujours été un lieu de culture, de savoirs mais aussi de rencontres. En juin dernier, l’Association des étudiants africains de la Sorbonne (Adeas) a organisé la remise du prix Césaire de la langue française. L’occasion pour la rédaction d’Outremer 360 de découvrir le documentaire “Paulette Nardal, la fierté d’être négresse”.

La remise du prix Césaire de la langue française a débuté par la diffusion du documentaire “Paulette Nardal, la fierté d’être négresse”, de Jil Servant. A travers le récit de sa vie, la naissance du mouvement littéraire et culturel de la négritude est contée. Aînée de sept filles, Paulette Nardal est la première femme noire à étudier à la Sorbonne. Elle est arrivée à Paris en 1920 et a suivi des études d’anglais avant de devenir journaliste. Avec ses soeurs, elle tenait un salon littéraire et profitait de la vie culturelle parisienne en allant à des expositions ainsi qu’au théâtre. Tout au long du documentaire, les spectateurs ont pu suivre la prise de position de cette femme qui n’a jamais cessé de revendiquer ses racines africaines. Chacune de ses actions était animée par la volonté de créer des liens entre les Noirs du monde entier. Pour le poète Thierry Sinda, présent à la remise du prix et fils de Martial Sinda, premier poète de l’Afrique équatoriale française, “les soeurs Nardal représentent un maillon du mouvement littéraire et culturel de la Négritude”.


En 1931, les soeurs Nardal publient la première édition de La Revue du monde noir. Le journal ne compte que six éditions, par manque de moyens. Avec la création de cette revue, Paulette Nardal avait en tête de faire reconnaître la culture africaine en France mais aussi de donner une tribune aux Noirs. “Créer entre les Noirs du monde entier, sans distinction de nationalité, un lien intellectuel et moral qui leur permette de mieux se connaître, de s’aimer fraternellement, de défendre plus efficacement leurs intérêts collectifs et d’illustrer leur Race”, c’est comme cela que les soeurs Nardal définissaient le but de La Revue du monde noir. Suivront plusieurs autres revues avec le même fondement. Après un accident, Paulette Nardal se retrouve contrainte de rester vivre en Martinique. Elle y a créé le Rassemblement Féminin en 1945 pour inciter les Martiniquaises à se servir du droit de vote que les femmes françaises viennent d’obtenir. Paulette Nardal meurt le 16 février 1985, à l’âge de 89 ans, marquant profondément l’histoire de la négritude.
Avez-vous déjà vu le documentaire de Jil Servant ? N’hésitez pas à nous faire part de votre avis en nous laissant un commentaire.

Catégories : Portraits, Société

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