Mayotte: Les « coupeurs de route » inquiètent les habitants

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©Archives / Journal de Mayotte

Une opération-escargot a été menée vendredi matin par plusieurs dizaines d’habitants entre l’ouest de l’île et Mamoudzou (chef-lieu), pour dénoncer l’insécurité grandissante sur les routes.

En cause : « les coupeurs de route » – individus érigeant des barrages à l’aide de branchages et de troncs d’arbre dans le but de bloquer la circulation pour commettre des vols et, dans certains cas, des agressions physiques – qui sévissent sur plusieurs axes routiers du département depuis début avril. Lors d’un « barrage« , jeudi, sur la route reliant Dembéni (Centre de l’île) à Mamoudzou, un axe très fréquenté le matin par les automobilistes, « quatre véhicules ont été abandonnés sur place (par les automobilistes ndlr) et trois incendiés » par les coupeurs de route, selon les forces de l’ordre. Trois personnes ont été prises en charge par le centre hospitalier de Mayotte mais le nombre total de victimes est encore « en cours de recensement« . Un appel aux victimes et à témoins a été lancé. Un « barrage » érigé selon le même mode opératoire avait été constaté le 8 juin, toujours sur la commune de Dembéni. Des automobilistes bloqués avaient été victimes « de vols et d’agressions physiques à coups de chombo (machette locale, ndlr) et de jets de pierre« .

Vendredi matin, le Préfet de Mayotte, Frédéric Veau, supervisait une opération de sécurisation menée par la gendarmerie dans la zone. Des « patrouilles plus régulières » seront mises en place sur les portions de route les plus touchées. Sur un autre axe très fréquenté, reliant Combani (centre de l’île) à Mamoudzou, « quatre coupages de route » ont été constatés ces deux derniers mois. Des faits qui inquiètent les habitants de Mayotte, dont des agents de la préfecture, témoins du blocage de jeudi, qui ont décidé de débrayer jusqu’à lundi pour exprimer leur « anxiété généralisée« . Le phénomène de « coupeurs de route » s’ajoute à une insécurité déjà très marquée dans le 101e département français avec une hausse de 19 % pour les atteintes aux biens et de 50 % pour les agressions physiques sur l’année 2015, selon le bilan de la préfecture dévoilé en février.

Avec AFP.

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