Mayotte : Après la grève sur l’égalité réelle, l’île fait front contre l’insécurité

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© Journal de Mayotte

Suite à l’assemblée générale qui s’est tenue samedi, la grève qui pertube l’île depuis le 30 mars a été suspendue. Une grève qui laisse place à une opération « Mayotte Morte » pour protester contre la montée de l’insécurité sur l’île.

La contestation reste toujours vivace à Mayotte!  Les engagements obtenus à Paris n’ont pas suffi à calmer la colère des manifestants. Les leaders de l’intersyndicale qui avaient quand même signé un accord au ministère des Outre-mer la veille se sont heurtés à des manifestants irréductibles qui ne voulaient pas lâcher si facilement.  Au terme de plus de 3 heures de débat, le syndicaliste Rivomalala Rakotondravelo (SNUIPP) a proposé de suspendre le mouvement de grève générale qui paralyse le 101ème département français depuis plus de quinze jours, les barrages routiers érigés par les syndicalistes empêchant les habitants de se rendre à leur travail et les enfants d’aller à l’école. » A la première date non respectée, on refait grève », prévient ainsi Yann Durozad, syndicaliste du Snes-FSU, une des premières échéances se tenant début mai. La tension est toujours palpable.

Une journée « Mayotte Morte » le 19 avril prochain

Fortement pointée depuis les actes de violences urbaines en début de semaine, la question de l’insécurité  refait surface avec l’homicide d’un métropolitain à Kawéni vendredi soir. Un décès qui a plongé le pays dans l’émoi et  ravivé le ras-le-bol d’une population face à cette criminalité croissante. Sur ce sujet, deux réunions au cours de cette semaine vont être organisées par le Préfet Seymour Morsy. La première se tiendra lundi 18 avril en présence des élus de Mamoudzou, des forces de l’ordre et des services de l’Etat concernés. « Il s’agit de mettre en place de nouvelles mesures en faveur de la sécurité dans la ville chef-lieu du département », a  indiqué le préfet sur le Journal de Mayotte. Le lendemain, une seconde réunion sera organisée avec la participation des parlementaires, du Président du Conseil départemental, de l’ensemble des maires, du Procureur de la République, du Grand Cadi et naturellement des services de l’Etat et des forces de sécurité présentes sur le territoire. En parallèle, ce 19 avril, une opération « Mayotte Morte » a été lancée sur les réseaux sociaux. « Nous devons faire savoir au monde entier ce que nous vivons au quotidien… Une journée d’école ou de salaire perdue ne vaut pas une vie… Ne restons pas indifférent sur ce qui s’est passé hier car cela aurait pu arriver à l’un d’entre vous, à un de nos proches », précise le communiqué qui appelle à toute cessation d’activité dans les secteurs publics et privés.

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