Martinique: un Marocain assigné à résidence recherché par les autorités

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© Le Figaro/AFP

Un Marocain, assigné à résidence en Martinique, fait l’objet de recherches actives et d’un appel à témoins des autorités après s’être soustrait à son assignation, a-t-on appris aujourd’hui auprès du commandement de la gendarmerie de Martinique.

« Un homme de nationalité marocaine, assigné à résidence sur la commune du Morne-Rouge depuis le 15 mai 2014, s’est soustrait à cette mesure à compter de la matinée du mercredi 27 juillet 2016″, indique un communiqué du commandement de la gendarmerie, précisant qu' »un dispositif est actuellement mis en place pour le retrouver ». Selon une fiche de renseignement et de recherches de la gendarmerie nationale circulant sur les réseaux sociaux, « les autorités marocaines le soupçonnent d’être lié à des responsables d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). Il les aurait aidés à diffuser leurs messages via internet. Ce soupçon est partagé par les services français de lutte contre le terrorisme, qui considèrent que cet homme est connu pour son appartenance à la mouvance jihadiste internationale », indique également cette fiche.

L’homme est âgé de 40 ans,  de corpulence très mince, taille 1m69, visage ovale, yeux noirs, cheveux châtains mi longs ondulés. Toute personne ayant une information permettant de localiser cet individu, est invitée à contacter le centre opérationnel de la gendarmerie (Tél : 05 96 59 90 00).

Une enquête judiciaire pour « non respect d’une assignation à résidence » a été ouverte suite à la disparition du Marocain, Rachid Rafaa. Le procureur de la République de Fort-de-France, Eric Corbaux, a indiqué dans un communiqué mercredi avoir été informé « le 27 juillet vers 09h30 par le COMGEND (commandant de la gendarmerie) de la Martinique de la disparition de Rachid Rafaa, individu de nationalité marocaine, assigné à résidence sur la commune de Morne Rouge par décision administrative prise dans le cadre d’un arrêté ministériel d’expulsion ».

« Le non respect d’une assignation à résidence, par un étranger faisant l’objet d’un arrêté d’expulsion, constitue une infraction pénale prévue à l’article L624-4 al 1 du code des étrangers dont s’est saisi le parquet », précise Eric Corbaux dans le communiqué.

 

Avec AFP

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