L’Océan Indien possède son Centre régional de coordination des opérations en mer

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Depuis le 23 septembre, le Centre régional de coordination des opérations (CRCO) basé aux Seychelles est opérationnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ce CRCO est mis en œuvre par la Commission de l’océan Indien (COI) dans le cadre du programme régional de Sécurité Maritime (MASE).

Ce nouveau fonctionnement est un tournant décisif dans la mise en œuvre d’une architecture régionale de sécurité maritime pour l’Afrique orientale, australe et l’océan Indien (AfOA-OI). Le CRCO dont la principale fonction est de mener des actions conjointes en mer, travaille en complémentarité avec le Centre régional de fusion d’informations maritimes (CRFIM) basé à Madagascar qui a pour responsabilité d’échanger et partager des informations maritimes et d’alerter le CRCO de toute activité anormale en mer. Les deux centres régionaux sont le socle du mécanisme régional de sécurité maritime mis en œuvre par la Commission de l’océan Indien dans le cadre du programme MASE financé par l’Union européenne.

Loin de travailler en isolation, les deux centres régionaux sont en constante communication avec les centres nationaux des pays signataires des deux accords MASE qui lient 7 pays de l’AfoA-OI. Ces deux accords portant sur l’échange et le partage d’informations maritime et des actions conjointes en mer ont été signés en 2018 Comores, Djibouti, France/Réunion, Kenya, Madagascar, Maurice et les Seychelles.

Ainsi, tout comme le CRFIM, le CRCO accueille des Officiers de liaison internationaux désignés par chaque État -partie et bénéficie du soutien opérationnel et administratif du gouvernement seychellois qui abrite le centre régional. Aujourd’hui, le CRCO a atteint sa vitesse de croisière et pourra pleinement accomplir sa mission axée sur la planification et la coordination des opérations pour les crimes et menaces en mer notamment :

  • La lutte contre la piraterie,
  • La lutte contre la criminalité organisée en mer et la conduite en mer d’activités illicites,
  • L’assistance à l’exercice des prérogatives des États, à l’égard des navires battant leur pavillon ou ne battant aucun pavillon,
  • La participation à la recherche et au sauvetage des vies humaines en mer, dans le cadre des dispositifs déjà existants,
  • La protection de l’environnement marin en cas de menace prévisible,
  • La participation au rétablissement de la sécurité et de la sûreté de la navigation en mer ou dans les approches des ports maritimes,
  • La protection du patrimoine culturel sous-marin,
  • La coopération en cas de catastrophe naturelle ou environnementale.

L’ensemble des pays riverains et la communauté́ internationale sont invités à rejoindre le mécanisme régional et jouer un rôle actif dans la lutte contre les crimes maritimes. Selon le directeur du CRCO, « la contribution du public et des professionnels du domaine maritime est essentielle pour une surveillance efficace de la zone maritime. Maintenant que nous sommes opérationnels 24/7, nous sommes en mesure d’être au plus proche des besoins et faire face aux défis de l’insécurité́ maritime », souligne le Colonel Georges Adeline.

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