Le corps d’un tirailleur Kanak mort en 1918 rapatrié en Nouvelle-Calédonie

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Tirailleurs Kanak originaires des Îles Loyauté ©Illustration / DR

La dépouille d’un tirailleur Kanak de la Première Guerre mondiale a été exhumée d’un cimetière de l’Aisne et va être rapatriée en Nouvelle-Calédonie où le soldat sera inhumé le 11 novembre, ont indiqué mardi le haut-commissariat de la République et ses proches.    

« Après des années de démarches, nous avons appris en juin dernier que ses restes allaient être transférés en Nouvelle-Calédonie par l’Etat », a déclaré Jacques Wabete, petit neveu de Kalepo Wabete, tombé au champ d’honneur en octobre 1918. Le corps a été exhumé le 2 novembre au cimetière de la Désolation à Faligny-le-Petit (Aisne), en présence de membres de sa famille et de nombreuses autorités locales et militaires, a indiqué le haut-commissariat dans un communiqué.

Le cercueil du tirailleur sera accueilli le 10 novembre à l’aéroport international de La Tontouta, ouvrant une succession de cérémonies, militaires et coutumières. Elles s’achèveront le 11 novembre dans l’après-midi par l’inhumation de Kalepo Wabete au cimetière de Tiga, son île natale dans l’archipel des Loyauté (Nord-est de la Nouvelle-Calédonie). Avant cela, une cérémonie est prévue ce mercredi 8 novembre à 17h sous l’Arc de Triomphe à Paris.

Le soldat a fait partie du premier contingent des tirailleurs kanak, engagés dans la Première Guerre mondiale et affectés au Bataillon Mixte du Pacifique. Décoré de la Croix de guerre le 25 septembre 1918 pour son comportement au feu, le soldat Kanak est tué à 29 ans un mois plus tard, lors de la bataille de la Serre, pour la prise du village de Vesles-et-Caumont et de la ferme du Petit-Caumont, près de Laon. Plus de mille Kanak, qui n’étaient pas citoyens français à l’époque, ont participé à la Grande Guerre dont 383 sont morts lors des combats.

Le rapatriement de la dépouille de Kalepo Wabete intervient alors que les Calédoniens seront appelés en novembre 2018 à se prononcer pour ou contre l’indépendance, à l’occasion d’un référendum historique. « Je constate que cet événement soulève la société calédonienne, on partage la mémoire », a estimé Jacques Wabete.

Avec AFP.

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