La bouteille de rhum la plus chère du monde achetée par un italien

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© AFP/Patrick Kovarik

Deux mois après sa  mise en vente, la bouteille de rhum la plus chère du monde, née du partenariat entre les rhums Clément de Martinique et le joaillier de la place Vendôme Tournaire, a été vendue  pour un montant de 100 000 euros.  Une partie de la somme a été reversée à une association de lutte contre la drépanocytose, l’APIPD. 

La bouteille la plus chère du monde est désormais la propriété d’un italien qui a souhaité rester anonyme. Hormis son millésime rare (Rhum Clément cuvée de 1966), son contenant est également exceptionnel avec un bouchon à l’image de l’Habitation Clément, située au François en Martinique, serti de 200g d’or 18 carats et de 4 carats de diamants et d’une bouteille en cristal de Baccarat.

L’idée de cette bouteille est née « d’une rencontre de passionnés » entre le PDG de la Maison Tournaire, Frédéric de Saint-Romain et le directeur commercial des rhums Clément Dominique de la Guigneraye, ont-ils expliqué à l’AFP. Une discussion autour du rhum a débouché sur cette idée folle: faire une réplique de l’Habitation Clément en bouchon précieux, à l’image des célèbres bagues Architecture, que réalise déjà le joaillier.
Grégoire Gueden, directeur général des rhums Clément a avoué s’être demandé « s’il y aurait des gens assez fous pour la posséder ».  « Ce sont des savoir-faire d’exception, pas seulement un lingot d’or sur une bouteille », a insisté Mathieu Tournaire, le créateur du bouchon, réalisé après un an de travail. Huit autres bouteilles en cristal de Baccarat et au bouchon identique mais en bronze, vendues 19 000 euros chacune ont aussi trouvé preneurs.Des acheteurs venus de Grèce, de Belgique ou même de… Martinique.

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15 000 € de dons à l’APIPD

Les deux maisons ont reversé chacune 7 500 euros à l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose (APIPD), une maladie héréditaire caractérisée par une hémoglobine anormale dans les globules rouges.
Cette maladie, qui se manifeste entre autres par une anémie, des crises douloureuses et un risque accru d’infections, est fréquente en Afrique et en Outre-mer. « On parle injustement de la maladie des Noirs, mais elle touche tout le monde », a insisté la présidente de l’association, Jenny Hippocrate-Fixy. Regrettant que cette maladie soit « délaissée, discriminée, racialisée », elle a expliqué que l’argent irait pour une part à la recherche, l’autre à l’aide aux familles touchées.

Avec AFP

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