Guadeloupe : la CGT vent debout contre la violence en prison

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Le Centre pénitentiaire de Baie-Mahault, lors d’une fouille des détenus en août dernier ©Twitter / Préfecture de Guadeloupe

La grève des surveillants du centre pénitentiaire de Fonds Sarrail à Baie-Mahaut en Guadeloupe s’est poursuivie mardi. Les agents protestent contre la violence en prison et les agressions répétées auxquelles ils font face.  

Le dernier incident en date « est lorsqu’un détenu a jeté de l’huile bouillante sur un des gardiens », a raconté Eric Petilaire, secrétaire de la CGT pénitentiaire. Les agents ont monté un piquet de grève lundi pour demander le transfert de ce détenu et davantage de sécurité pour leur profession, ainsi que le transfert des « détenus de longue peine ».  La CGT et l’Ufap, syndicat majoritaire de l’administration pénitentiaire, réclament également « l’intégration de douches dans les cellules des détenus », ainsi que le remplacement des agents partis en retraite. « On nous a aussi promis une nouvelle prison ou une extension, mais elle ne doit pas arriver avant 2023″, a déploré un syndicaliste CGT, Célestin Jackson, qui s’est interrogé sur la proximité de la date avec celle de la future élection présidentielle, en 2022. Selon les syndicats, l’administration a décidé d’organiser le transfert de la dizaine de détenus posant problème d’ici au 15 décembre.  « Si cela n’est pas fait, nous recommencerons notre blocus », a prévenu Eric Pétilaire, qui doit lever la grève mardi soir. Sollicitée par l’AFP, l’administration pénitentiaire n’a pas souhaité répondre.

Avec AFP.

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