Déchets en Polynésie : La ville de Faa’a va expérimenter la pyrolyse pour traiter ses déchets

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Exemple de machine à pyrolyse ©DR / Illustration

Le maire indépendantiste de la ville de Faa’a en Polynésie, Oscar Temaru, a annoncé l’expérimentation de la pyrolyse pour le traitement des déchets de sa commune. La Chambre territoriale des Comptes avait épinglé la décharge de la ville dans un rapport paru en juin. 

Pour traiter les déchets de la décharge de Mumuvai, sur les hauteurs de la ville de Faa’a, le maire Oscar Temaru envisage la pyrolyse. « La pyrolyse des déchets consiste à les chauffer à des températures généralement comprises entre 350 et 650 ℃ en l’absence d’oxygène, (ou en présence d’une très faible quantité d’oxygène ou d’air, destinée à apporter, par combustion très partielle, l’énergie nécessaire au processus de pyrolyse) », explique l’Ademe. « Il en résulte une production d’un gaz combustible, d’un liquide (huile ou mélange d’hydrocarbures), et d’un résidu solide (souvent désigné « coke » ou « char » ou « biochar ») qui contient la fraction minérale du déchet entrant, ainsi que le « carbone fixe », c’est-à-dire le carbone présent dans le déchet qui ne s’est pas transformé en gaz ou liquide », poursuit l’Agence. « La proportion entre gaz, liquide et solide dépend de nombreux paramètres tels que la composition initiale du déchet, la température et la pression, le temps de séjour, etc ».

La décharge à ciel de Faa'a, qui doit bientôt accueillir une machine à pyrolyse ©Cédric Valax / Radio 1 Tahiti

La décharge à ciel de Faa’a, qui doit bientôt accueillir une machine à pyrolyse ©Cédric Valax / Radio 1 Tahiti

En conférence de presse ce jeudi 12 juillet, Oscar Temaru a indiqué que ce projet de traitement des déchets par pyrolyse serait porté par un industriel hawaïen. Sa machine est déjà en route vers Tahiti, rapporte Radio 1 Tahiti, et le traitement par pyrolyse devrait débuter en septembre pour une expérimentation sur six mois à un an, sans engagement financier de la ville. Celle-ci fournira le terrain et les huit tonnes de déchets à traiter par jour, ajoute encore Radio 1 Tahiti. Si l’expérience s’avère concluante, Oscar Temaru entend appeler à un investissement mutualisé du projet avec d’autres communes et la Collectivité. En parallèle, le maire de Faa’a refuse toujours d’intégrer le syndicat mixte Fenua Ma, revenant, selon lui, à augmenter brutalement les factures de ses administrés.

Fin juin, la Chambre territoriale des Comptes avait rendu un rapport à charge contre la décharge à ciel ouvert de la ville de Faa’a, Mumuvai. En réponse, l’édile indépendantiste avait alors rappelé le « contexte historique » du traitement des déchets à Faa’a qui, depuis 1933, accueille « par solidarité » les déchets de l’Etat, du Pays et des communes avoisinantes.

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