Culture: Simone et André Schwarz-Bart, la mémoire en partage

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© Camille Clavel

Réalisé par Camille Clavel, le documentaire « Simone et André Schwarz-Bart, une mémoire en partage » retrace l’histoire d’amour mais aussi d’écriture entre les deux écrivains. Simone Schwarz-Bart fait le portrait de son mari, raconte leurs liens, les résonnances viscérales de leurs histoires, fait entendre leurs textes.

Quand Simone et André se rencontrent à la sortie du métro Cardinal Lemoine en 1959, ce sont deux destins qui se rencontrent. Lui est juif ashkénaze, survivant de la Shoah; et il vient tout juste de déposer son manuscrit au Seuil ; « Le Dernier des Justes », l’un des premiers romans français sur l’antisémitisme européen et la Shoah, couronné du Prix Goncourt quelques mois plus tard. Elle, est une jeune guadeloupéenne venue à Paris pour ses études, et héritière d’une autre histoire de sang et de larmes, dont on ne parlait également nulle part à l’époque; celle de l’esclavage.

En 1967 ils se lancent ensemble dans l’écriture d’un cycle antillais qui raconte l’histoire de quatre générations de femmes depuis l’abolition de l’esclavage. En 1972, Simone écrit « Pluie et vent sur Télumée Miracle », et André « La Mulâtresse Solitude », l’histoire alors méconnue d’une maronne devenue une farouche combattante pour la liberté et la dignité des siens, face aux esclavagistes. Capturée avec d’autres marrons, elle sera exécutée le jour après avoir donné naissance à une fille, qui sera immédiatement vendue.
Même si le roman fut mal accueilli à sa parution, aujourd’hui, il n’est pas un village de Guadeloupe sans une statue, une place, une rue du nom de cette héroïne.

André Schwarz Bart,

© Camille Clavel

Le nom de Simone Schwarz-Bart est pour toujours lié à celui de son mari, André Schwarz- Bart, lauréat en 1959 du prix Goncourt pour son roman Le dernier des Justes. Leur histoire est celle de la rencontre improbable entre le monde juif et le monde antillais. Ensemble, ils ont bâti une œuvre, tantôt à quatre mains, tantôt à deux.
Assise dans la lumineuse maison antillaise qui fut la leur, Simone Schwarz-Bart fait le portrait
de son mari, raconte leurs liens, les résonnances viscérales de leurs histoires, fait entendre
leurs textes. La musique qui l’accompagne tout au long du film a été composée par leur fils, le
saxophoniste Jacques Schwarz-Bart.

 

Le DGOM (du Ministère des Outre-mer) vous invite à une projection du film de Camille Clavel, « Simone et André Schwarz- Bart, la mémoire en partage », au musée d’art et d’histoire du Judaïsme, se tiendra le jeudi 18 avril, en présence de Simone Schwartz-Bart et du réalisateur.

Inscription gratuite en ligne, cliquez ici ou sur inscription sur le site du MAHJ -Par téléphone, au 01 53 01 86 50

Retrouvez toute l’œuvre de Simone Schwartz-Bart et les références bibliographiques :
http://ile-en-ile.org/schwarz-bart_simone/ et d’André Schwartz-Bart :
Hommage à l’œuvre de Simone et André Schwartz-Bart au Salon du livre 2019 animée par
Christian Tortel : https://www.youtube.com/watch?v=V8QYIvNYIAU

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