Crise sociale en Guyane: La Guyane « totalement bloquée » dès lundi

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Le mouvement conduit par le collectif « Pou la Gwiyann Dekolé » entre dans une nouvelle phase. Dès le lundi 10 avril, le blocage de la Guyane sera total avec une circulation interdite sur le territoire.

Les membres du collectif comptent mener le combat jusqu’au bout ! Ils ont annoncé le blocage « total » du département à partir de demain. Jusqu’ici filtrants, les barrages connaîtront une « fermeture totale jusqu’à nouvel ordre », avec « interdiction », même pour les personnes voulant passer « à pied », « à moto » ou « à vélo », de les franchir, a annoncé l’un des cadres du collectif sur Radio Péyi. Un blocage total qui intervient deux semaines après  qu’une « grève générale illimitée » ait été déclenchée le 25 mars. Le de port de Cayenne bloqué, le ravitaillement en produits frais s’amenuise chaque jour.
Une décision qui a provoqué une colère vive sur les réseaux sociaux. Ces derniers parlent même d’une « dictature ou d’une entrave à la liberté de circuler des personnes et des biens.« Il n’est pas tolérable de se voir refuser le droit de circuler librement sur le territoire »,pouvait-on lire dans certains messages. Une pétition nommée« Pour le droit de circuler en Guyane française » a été lancée. Elle a recueilli plus de 1000 signatures à ce jour.

Samedi, le commissaire Joël Terry, numéro deux de la police en Guyane, a reçu là l’hôpital la visite des membres du collectif des 500 frères. Le fonctionnaire de police avait été blessé la veille lors d’un affrontement entre manifestants et forces de police.« Les valeurs que nous partageons sont bien plus importantes que nos différences », a déclaré l’officier. Il a exprimé son « respect » des 500 Frères, puis serré la main de ses nombreux membres présents, presque tous cagoulés.

« Les forces de l’ordre ne sont pas nos ennemies. On se bat pour qu’elles travaillent dans de meilleures conditions », a dit leur porte-parole Mikaël Mancée, porte-parole des 500 frères, depuis l’hôpital.

Les députés et sénateurs appellent « à un engagement ferme de François Hollande»

Les quatre parlementaires guyanais ont co-signé une lettre à François Hollande le 8 avril. Dans cette missive, ils réclament « un engagement ferme de l’Etat pour permettre à la Guyane de s’engager sur la voie d’un développement serein et durable ». Le Conseil des ministres a validé mercredi une aide d’urgence de plus d’un milliard d’euros à destination de ce département d’outre-mer sinistré. Pou La Gwiyann dékolé réclame 2,1 milliards supplémentaires.

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