Coronavirus en Chine : La vigilance en Outre-mer

Coronavirus en Chine : La vigilance en Outre-mer

©CC0 / Geralt

Alors que le nouveau coronavirus a fait 26 morts sur un total de 830 personnes contaminées depuis son apparition en décembre dernier sur un marché de Wuhan au centre de la Chine, les territoires d’Outre-mer restent vigilants sur la propagation du virus, qui a notamment atteint les États-Unis. 

À La Réunion, Une astreinte régionale d’infectiologue est mise en place avec le CHU de La Réunion, afin de pouvoir disposer immédiatement de l’expertise médicale en cas de signalement d’un patient possible. Si aucune restriction de voyage n’est recommandée à ce jour par l’OMS, les autorités sanitaires émettent des recommandations aux voyageurs, devant séjourner dans un pays où des cas d’infection par le nouveau coronavirus ont été signalés, poursuit l’Agence régionale de Santé.

Concernant les voyageurs de retour sur l’île, et en cas de symptômes d’infection respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoires), il est recommandé de prendre des précautions pour ne pas contaminer votre entourage, prévient l’ARS. « Contacter rapidement le Samu Centre 15 en faisant état des symptômes et des pays visités récemment : les professionnels de santé pourront déterminer la conduite à tenir pour la prise en charge ». Mayotte est également en vigilance.

En Nouvelle-Calédonie, les contrôles aux frontières aériennes et maritimes ont été renforcées, rapporte Nouvelle-Calédonie la 1ère. « Depuis le 14 janvier, tous les voyageurs arrivant à La Tontouta et ayant indiqué avoir séjourné en Chine pendant les trente derniers jours sont contactés par la Direction des Affaires sociales et sanitaires pour un suivi de leur état de santé », a informé le gouvernement calédonien dans un communiqué.

« Les cas d’infection respiratoire à bord des navires arrivant de l’international » sont également sous étroite surveillance de la Dass. Le gouvernement annonce également « la coordination des hôpitaux publics et privés afin d’anticiper la prise en charge d’éventuels cas » et « la surveillance sanitaire des travailleurs chinois présents en Nouvelle-Calédonie ».

©John SAEKI

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« A l’heure actuelle, le risque d’introduction en Polynésie française de ce virus est considéré comme faible », a de son côté informé le ministre polynésien de la Santé. « Les services de la Santé de la Polynésie française et les services de l’État (Direction de la protection civile) se tiennent régulièrement informés de l’évolution épidémiologique de ce virus et des mesures de gestion préconisées par l’OMS pour limiter l’impact d’une épidémie de plus grande ampleur ». Comme pour La Réunion, les autorités polynésiennes déconseillent les voyages en Chine, et recommandent « de consulter rapidement un médecin » en cas de symptômes.

Les deux compagnies aériennes AirCalin et Air Tahiti Nui ont notamment dû annuler des vols charter en provenance de Chine. Une décision qui n’a rien à voir avec le virus 2019-nCoV, ont assuré les PDG des deux compagnies. « Obtenir toutes les autorisations pour le vol est quelque chose de compliqué, avec les autorités chinoises », a expliqué Didier Tappero pour AirCalin, « un départ vendredi, c’était prendre le risque de ne pas être en règle. Ça n’était pas possible ».

En Chine, la région de Wuhan, d’où est parti le virus, a été confiné ce jeudi à 10h (heure locale), soit plus de 40 millions de personnes. Sur les 830 cas, 177 sont jugés graves, selon la Commission, tandis que 34 patients « guéris » ont quitté l’hôpital. Plus d’un millier de cas suspects sont en cours d’examen. Outre la Chine, les pays touchés de façon avérée sont la Thaïlande, Singapour, le Vietnam, la Corée du Sud, le Japon, Taïwan et les États-Unis. En France hexagonale, deux cas suspects ont été infirmés jeudi. Tandis que plusieurs touristes en provenance de Chine ont été confinés sur l’île Maurice, voisine de La Réunion.