Commémoration 23 mai 2017: Les victimes de l’esclavage célébrées sur le plan national pour la première fois

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Reconnue dans la loi Egalité Réelle en Outre-mer adoptée le 1er mars dernier, la journée nationale des victimes de l’esclavage a été célébrée pour la première fois ce 23 mai 2017 par la nouvelle ministre des Outre-mer Annick Girardin. Outremers 360 vous fait revivre ces temps forts. 

19 ans après la marche symbolique du 23 mai 1998, la République, par l’intermédiaire de la nouvelle ministre des Outre-mer, a officié la 1ère commémoration de la journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage au sein de l’université Panthéon-Sorbonne, près du Panthéon.  Après une visite expliquée par l’historien Frédéric Régent de l’exposition  « Les noms de l’abolition », la Ministre des Outre-mer a salué une exposition « simple, solennelle mais aussi symbolique ». Une première reconnaissance qui ne doit pas rester vaine selon la nouvelle locataire de la Rue Oudinot. « Ce travail de mémoire s’inscrit dans l’ensemble des projets mis en oeuvre pour faire connaître ce pan de notre histoire.L’outre-mer est attachée à ce que cette histoire soit mieux connue de l’ensemble de la France. Nous avons encore un travail à mener. C’est l’objectif du GIP qui a été créé et présidé par Jean-Marc Ayrault »

« 1998 a été un big-bang pour nous et une conquête de la République »

Serge Romana, l’initiateur de cette marche du 23 mai1998, se dit fier du parcours accompli. Il est également à l’origine du combat pour faire reconnaitre cette date au niveau national«C’est une étape importante car c’est la première journée de commémoration en direction des Outre-mer. Elle honore la mémoire des victimes de l’esclavage. Le 10 mai est une journée en direction de la nation française»,souligne-t-il le président de l’association CM98 lors d’une cérémonie au sein de l’Assemblée Nationale. « Le 23 mai vivra car il émane d’un mouvement populaire, uni en faveur de ceux qui nous avons oublié. Il est devenu la fierté des descendants d’esclaves. »

«Ces oubliés de l’histoire », comme le souligne Serge Romana, ont retrouvé leur identité à travers l’attribution de patronymes. Un processus particulier expliquée Frédéric Régent. « Les officiers d’état civil devaient inventer plusieurs noms d’esclaves car ces derniers ne pouvaient donner des noms d’anciens maîtres ».

Un objectif commun: bâtir la réconciliation

Gouvernement et associations ultramarines militant pour la mémoire de l’abolition de l’esclavage s’accordent sur la nécessité de construire une avenir commun. « Nous réussirons ensemble à porter ce travail de mémoire indispensable pour faire connaître davantage les aspects encore méconnus de l’histoire de nos outre-mer et construire ainsi pour l’avenir les bases d’une société et fraternelle dans toute sa diversité », a conclu Annick Girardin.

« Limyè Ba Yo », Place de la République

Dans la même journée, le CM98 a organisé, sur la Place de la République, le « Limyè Ba Yo », événement populaire avec au programme concerts et espace d’apprentissage sur la mémoire et la reconnaissance des victimes de l’esclavage.

 

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