Chlordécone aux Antilles: Le directeur général de Santé Publique France en Guadeloupe pour présenter les résultats de l’étude Kannari

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© LEWIS JOLY/SIPA

Après la Martinique, le directeur général de Santé Publique France François Bourdillon est venu livrer les conclusions de l’étude Kannari, menée en 2014 dans le département.

Selon les premières conclusions de l’étude Kannari, 90% de la population a été exposé au chlordécone. Réalisée en 2014, cette étude avait pour objectif de mesurer l’imprégnation de la population antillaise à la Chlordécone, un pesticide ayant été dans les bananeraies antillaises entre les années 70 et 90. Parmi cette population concernée par ce pesticide, 5% d’entre elle affiche des taux élevés.
« Il s’agit plutôt de pêcheurs, et plus globalement de gens mangeant beaucoup de poisson. Nous retrouvons également des personnes habitant dans des zones contaminées, comme dans la Basse-Terre » a indiqué François Bourdillon.

Le directeur général de Santé Publique France s’est exprimé aussi sur la forte prévalence du cancer de la prostate en Guadeloupe.  » On sait juste qu’aux Antilles, il y a une incidence plus importante du cancer de la prostate. Nous avons donné les vrais chiffres ce matin avec 163 cas pour 100 000 habitants. Il y a donc ici 1,6 fois plus de cancer de la prostate que dans l’Hexagone » avant d’ajouter que le chlorédonce n’est pas l’unique facteur du fort taux de la prostate.
« Il existe très certainement un facteur de risque avec le chlordécone mais ce que j’essaie d’expliquer, c’est que dans ces facteurs de risque, il en existe d’autres qui sont très importants. C’est par exemple le cas du surpoids et de l’obésité qui sont de vrais facteurs de risque pour le cancer de la prostate ».

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