Affaire Ceregmia :Deux universitaires et une gérante de société mis en examen

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L’affaire CEREGMIA avance chaque jour un peu plus. Dans ce dossier, trois personnes ont été mises à l’issue de la journée de mercredi. Mais d’autres mises en examen sont probables.

C’est une feuilleton à multiples rebondissements qui dure depuis deux ans. Dernier épisode en date,deux universitaires, un ancien directeur de laboratoire de recherche, un ex-président d’université, ainsi qu’une gérante de société de consulting viennent d’être mis en examen par la justice. Rappel des faits : à partir de 2009, neuf conventions sont passées par ce laboratoire avec le Fonds européen de développement régional (FEDER). Cinq dépassent 1,5 million d’euros. En 2013, la Cour des Comptes commence à découvrir que le laboratoire fournissait des pièces justificatives de dépenses n’ayant aucun rapport avec l’objet des programmes de recherche. Ainsi naît l’affaire CEREGMIA,(Centre d’Etudes et de Recherches en Economie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée, basé sur le campus de Schoelcher  en Martinique). Au total, ce sont près de 9 millions d’euros qui se seraient évaporés dans la nature. Les enquêtes menées par les policiers de la SRPJ laissent craindre « d’éventuels détournements et escroqueries commis au sein de l’université » portant sur des fonds publics « y compris des fonds européens » expliquait à l’époque le procureur de la République.

Cette affaire vient de prendre une nouvelle tournure hier avec la mise en examen de Fred Célimène, l’ancien directeur du laboratoire de recherche et Pascal Saffache, l’ancien président de l’université des Antilles. Pour le premier, plusieurs chefs d’accusation sont retenus contre lui, notamment « atteinte à la liberté d’accès des candidats dans les marchés publics, recel d’un bien provenant d’un délit, escroquerieen bande organisée et faux en écritures publiques ». Quant au second, Pascal Saffache a été mis en examen avec un contrôle judiciaire. Son nom a été mentionné dans deux rapports (Cour des Comptes et Sénat) le mettant en cause pour avoir signé des conventions  pour le Ceregmia sans faire les vérifications financières recommandées. Une chef d’entreprise a été mise en examen pour « entrave à procédure d’accès aux marchés publics, recel, usage de faux en écritures publiques… » et placée sous contrôle judiciaire. Selon le France-Antilles, d’autres mises en examen pourraient être prononcés au cours de cette semaine.

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