Accord de Guyane: Le collectif Pou Lagwiyann dékolé assiste désuni au premier comité d’après-crise sociale

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Le collectif Pou la Gwiyann dekolé lors d’une conférence de presse lors u du conflit social en avril dernier ©DR

Le premier « comité de suivi local » du plan gouvernemental à 1,08 milliard d’euros pour la Guyane aura lieu ce jeudi à Cayenne, en présence d’un collectif Pou Lagwiyann dékolé désuni. 

La préfecture présidera le comité, notamment composé d’élus, qui va rendre compte de « l’Accord de Guyane » signé le 21 avril entre l’Etat, les élus et un représentant du collectif Pou Lagwiyann dékolé, suite à un mouvement social d’ampleur d’un mois. Un point d’étape au niveau local dix jours après le premier comité de suivi national organisé au Ministère des Outre-mer. Lors de cette rencontre, Annick Girardin avait affirmé que 60% des mesures du Plan d’urgence des Accord de Guyane étaient mises en oeuvres.

Mercredi, au cours d’une conférence de presse, des divergences sont encore apparues au sein de Pou Lagwiyann dékolé. Il manquait des représentants du secteur économique, des autochtones, certaines figures syndicales, des habitants des communes isolées, autrefois membres actifs de ce collectif composé d’une soixantaine d’entités citoyennes, sectorielles et syndicales. « Le départ de certains nous a fragilisés, donc il faut recréer un rapport de force pour les 2,1 milliards d’euros de plan additionnel » a indiqué devant une trentaine de membres du collectif, Jemetree Guard, porte-parole du collectif et candidat battu aux dernières élections législatives.  « Qu’on le veuille ou non, tout le monde devra travailler ensemble, car il y a des accords sectoriels » a indiqué le syndicaliste Davy Rimane, signataire pour le collectif de l’Accord de Guyane, et candidat battu aux dernières législatives.

Les « Grands frères », menés par l’ancien cofondateur des 500 frères, José Achille et le policier démissionnaire, Mickaël Mancée, n’ont pas caché leur hostilité face aux discussions actuelles menées entre le collectif et le gouvernement.  Les Grands frères, qui rassemblaient des hommes et quelques femmes étaient sans cagoules.  En avril, José Achille avait recréé un groupe : les « Grands frères », égratignant au passage les quelque 500 frères restants, conduits par l’indépendantiste Olivier Goudet.

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