A Saint-Denis de La Réunion, vives tensions en marge d’un défilé de motos

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©Priscilla Malbaraiz / Imaz Press Réunion

De vives tensions ont éclaté ce dimanche 13 août en début de soirée dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis, en marge d’un défilé de motos organisé par des jeunes via les réseaux sociaux. Au moins un policier aurait été blessé dans les heurts.

Depuis plusieurs semaines déjà, des défilés de motos sont organisés par des jeunes réunionnais via les réseaux sociaux, dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis, rapporte Imaz Press Réunion. Incommodés par les nuisances sonores, les riverains font appel aux forces de l’ordre afin de disperser les jeunes rassemblés. Si jusqu’à ce dimanche 13 juillet les faces à faces entre policiers et motards n’avaient pas dégénéré, cette fois-ci, les tensions sont montées d’un cran avec notamment des échanges de projectiles entre jeunes et force de l’ordre : compagnie départementale d’intervention et brigade anti-criminalité, rejoint plus tard par la gendarmerie nationale.

Selon Imaz Press Réunion, les tensions ont débuté alors que la police avait interpellé un jeune qui souhaitait défiler avec sa moto. Celle-ci a été saisie puis envoyée à la fourrière. Dès lors, les jeunes réunionnais rassemblés auraient lancé des galets sur les forces de l’ordre, qui ont répondu par des jets de gaz lacrymogènes. De nombreuses poubelles ont également été brûlées tandis que les journalistes sur place rapportent qu’au moins un commerce aurait été vandalisé. Débutées peu avant 18h (heure locale), les hostilités ont continué jusqu’à 20h30, heure à laquelle le dernier dispositif de police a été levé.

« Une fois encore des policiers sont pris pour cible, une fois encore un collègue est blessé » a regretté Gilles Clain du syndicat SGP Police. « Les policiers sont une nouvelle fois en première ligne face à des événements illicites  organisés et annoncés sur les réseaux  sociaux. Il est urgent de mettre en place des dispositifs et des actions fermes (…) afin  d’enrayer ces rodéos sauvages qui à terme pourraient engendrer un drame », a déclaré de son côté Jean-Pierre Lauret du syndicat Unsa Police. Présente sur place, une riveraine assure : « ce ne sont pas des criminels. Je suis choquée de voir où passe l’argent de nos impôts à ameuter des policiers pour tirer sur quelques jeunes qui se sont amusés », déplore-t-elle tout en concédant, « c’est vrai, ils n’avaient pas le faire. Mais ils n’étaient pas en train de vandaliser ».

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