Santé : Le Cyclotron en Guadeloupe opérationnel dès juillet 2017

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Le Président de la Région Guadeloupe a effectué ce  jeudi la première visite du chantier du cyclotron. Après la discorde, le projet du cyclotron rentre désormais dans sa phase concrète. 

 Obtenu après une forte mobilisation citoyenne, le projet « CIMGUA » (centre d’imagerie moléculaire de Guadeloupe), communément appelé cyclotron sera opérationnel à partir de juillet 2017. Ce 15 septembre, Ary Chalus accompagné de Guy Losbar, Président du GIP CIMGUA et de Dominique Théophile, Président de la Commission Santé et Sport du Conseil régional, s’est rendu sur le futur emplacement de cet outil capable de mieux diagnostiquer les pathologies cancéreuses. Avec le Tepscan, le cyclotron sont des outils très perfectionnés capables de détecter de façon particulièrement fine certains cancers puis de les traiter à des stades très précoces.

Lors de son passage à la Martinique en 2014, Jacqueline Godet, présidente de la Ligue Nationale contre le cancer, dénonçait l’absence d’un tepscan et d’un cyclotron dans le département. « Je le dis haut et fort, c’est vraiment une preuve tout à fait flagrante de l’inégalité d’accès aux soins », a-t-elle déclaré. En effet, jusqu’ici, la région Antilles-Guyane ne disposait pas du cyclotron à l’inverse de la Réunion qui a acquis le sien en 2007.  En 2014, deux projets émergent : l’un en Martinique, l’autre en Guadeloupe. Le premier, le projet martiniquais appelé « CYPAG » ou Cyclotron pour les Antilles-Guyane, prévoit un cyclotron pour les trois départements et même la Caraïbe tandis que la Guadeloupe penchait pour l’installation de trois petits cyclotrons aux Antilles et en Guyane. Mais le prix très élevé de tels équipements ne permettait l’implantation que dans une seule région.

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 Le dossier prend alors une tournure politique. Les présidents de chaque région, Victorin Lurel et Serge Letchimy militent pour que l’outil médical soit implanté dans leurs  territoires respectifs. Afin de mettre fin à la polémique, François Hollande a annoncé que l’État aidera la Martinique et la Guadeloupe à se doter chacune de son propre cyclotron, lors de sa visite aux Antilles en juin 2015. Pas le bon choix pour les enquêteurs de l’IGAS qui sont favorables à l’option d’un unique site. « Le choix d’un seul site s’impose et le choix du lieu du site ne peut être que Fort-de-France de par la présence plus forte de compétences médicales et de ses relations aériennes avec la Guyane  », explique l’instance dans un rapport rédigé par ses inspecteurs à la suite d’une enquête conduite quelque mois auparavant. 

 Le cyclotron guadeloupéen entrera en service dès le premier semestre 2017 avec une capacité de prise en charge de 1800 à 2500 patients par an. Plusieurs conventions devront être signées avec le CHU, concernant notamment l’extension de la PUI (Pharmacie à Usage Intérieur) et la mise à disposition de personnels et d’une caméra TEP (Tomographie par Émission de Positions). Une nouvelle installation qui permettra aux  patients de se soigner sur place et ainsi réduire les frais liés aux déplacements en France hexagonale. Pour rappel, plus de 1700 nouveaux cas de cancer sont détectés chaque année en Guadeloupe. Parmi les plus fréquents, on retrouve le cancer de la prostate, le cancer du sein et le cancer du colon. Le dossier du cyclotron en Martiniquais reste toujours d’actualité cependant il est conditionné à un retour de la stabilité financière du CHU de Martinique.

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Le chantier du nouveau centre d’imagerie moléculaire de Guadeloupe( CIMGUA) est implanté dans le ZAC de Dothémare aux Abymes

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