Visite ministérielle en Guyane : Annick Girardin et Nicole Belloubet dressent le bilan d’étape du “rattrapage” structurel en Guyane

Visite ministérielle en Guyane : Annick Girardin et Nicole Belloubet dressent le bilan d’étape du “rattrapage” structurel en Guyane

© Facebook Lénaick Adam

Les ministres de la justice et des Outre-mer ont fait un point d’étape mardi du « plan d’urgence » pour la Guyane d’avril 2017 dans lequel sécurité, justice, éducation, routes sont au cœur des décisions.

En déplacement depuis quatre jours en Guyane, Nicole Belloubet et Annick Girardin ont fait un point mardi à Cayenne devant la presse de « l’état d’avancement des mesures » du Plan d’urgence pour la Guyane de 1,08 Md €.
Pour Annick Girardin, ministre des Outre-mer, un an et demi après les premières mesures, “tout ne va peut-être pas aussi vite qu’on le souhaite, mais on avance”. La garde des Sceaux, a annoncé pour “2024” la livraison d’une prison de 500 places à Saint-Laurent du Maroni et la construction d’une “cité judiciaire à Cayenne”.

Nicole Belloubet a aussi évoqué la création à St Laurent du Maroni, bassin de 90.000 habitants, d’un “tribunal de grande instance », “dès lors que le volume des affaires sera suffisant”. Contre l’alarmant trafic de cocaïne entre le Suriname, Cayenne et la métropole, la ministre de la justice a demandé “au préfet et au procureur” d’établir “un plan d’action pour le 1er décembre 2018”.

Les discussions foncières ne sont “pas engagées” de l’avis de militants autochtones, à qui le gouvernement avait promis la rétrocession de “400.000 hectares”, (5% du territoire guyanais). Christophe Pierre, vice-président du grand conseil coutumier, a précisé que “la dernière réunion du comité de suivi” date de “l’année dernière”. « Les 500 frères », leader de la contestation populaire en 2017, ont estimé qu’ « on ne peut pas se satisfaire uniquement de la mise en oeuvre du plan d’urgence ».

Pour la ministre des Outre-mer, une enveloppe additionnelle sera apportée par les “Assises des Outre-mer” et par le “Livre bleu » présenté fin juin au président de la République (1 Md€ pour l’ensemble des territoires ultramarins). Enfin, le gouvernement s’était engagé en Guyane à organiser “à court terme” aux côtés de la collectivité territoriale une consultation populaire sur l’évolution statutaire. Mais pour Annick Girardin, le statut “n’est pas le débat du jour”.

Le plan d’urgence avait été signé entre le gouvernement et le kolektif pou Lagwiyann dékolé (KPLD) le 21 avril 2017 à l’issue d’un mouvement social d’ampleur.

Avec AFP